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Guerre en Ukraine : YouTube suspend les revenus générés par RT


Rédigé par A. C. (avec AFP) le Lundi 28 Février 2022

YouTube a annoncé samedi « suspendre » la possibilité pour certaines chaînes russes, dont RT, de monétiser leurs contenus sur sa plateforme, à cause des « circonstances exceptionnelles » en Ukraine.



YouTube a également annoncé que l’accès à la chaîne russe Russia Today (RT) et à d’autres chaînes russes avait été limité en Ukraine, pays faisant face à une invasion par la Russie depuis trois jours. Les revenus sur YouTube sont générés grâce à la diffusion de publicités s’affichant lors du visionnement des vidéos hébergées. « À la lumière des circonstances exceptionnelles en Ukraine, nous prenons un certain nombre d’actions », a déclaré un porte-parole de YouTube.

« Nos équipes ont commencé à suspendre la possibilité pour certaines chaînes de générer des revenus sur YouTube, y compris les chaînes de RT dans le monde », a-t-il poursuivi. La plateforme de vidéos a également précisé que les recommandations, redirigeant les utilisateurs vers ces chaînes, seraient « grandement limitées ». « Et en réponse à la demande d’un gouvernement, nous avons restreint l’accès à RT et à un certain nombre d’autres chaînes en Ukraine », a indiqué YouTube.

La plateforme a par ailleurs dit avoir supprimé des « centaines de chaînes » et des « milliers de vidéos » ces derniers jours, dont certaines pour « pratiques trompeuses », conformément à son règlement. RT est régulièrement accusée en Occident de contribuer à la désinformation. Mise en service en 2005 sous le nom de « Russia Today », RT, financée par l’État russe, s’est développée avec des diffuseurs et des sites web en plusieurs langues, notamment en anglais, français, espagnol, allemand et arabe.

La réaction du régulateur allemand des médias…

Sur fond des tensions entre Moscou et les Occidentaux, le régulateur allemand des médias avait déjà annoncé, le 2 février, l’interdiction de la diffusion de la chaîne en allemand, lancée le 16 décembre. Ce qui a poussé Moscou à fermer le bureau de la radiotélévision allemande Deutsche Welle à Moscou.

« La diffusion du programme de télévision RT DE », encore consultable sur le site Internet et une application mobile, a été « interdite » car « l’autorisation nécessaire selon le droit des médias » n’a été « ni demandée ni accordée », selon un communiqué de l’organisme fédéral ZAK. « C’est n’importe quoi », a déclaré la patronne de la chaîne de télévision russe RT, Margarita Simonian sur Twitter, ajoutant que sa chaîne, connue pour promouvoir la position du Kremlin à l’étranger, « ne cessera pas de diffuser » dans le pays.

« Cette décision ne nous laisse pas d’autre choix que de prendre des mesures de représailles à l’encontre des médias allemands accrédités en Russie », a réagi dans un communiqué le ministère des Affaires étrangères russe.

… et de Facebook

La plateforme Facebook a, à son tour, indiqué, vendredi, avoir empêché les médias d’Etat russes de gagner de l’argent sur sa plateforme. « Nous interdisons désormais aux médias d’Etat russes de diffuser des publicités ou de monétiser sur notre plateforme partout dans le monde », a déclaré sur Twitter Nathaniel Gleicher, responsable de la politique de sécurité de Facebook, ajoutant que cette mesure était sur le point d’être mise en oeuvre.

La société mère de Facebook, Meta, avait déclaré plus tôt vendredi que la Russie avait décidé de « limiter l’accès » et « ralentir » le fonctionnement de Facebook. Moscou accuse le réseau social américain de censurer des médias russes et de violer les droits humains et des citoyens russes.

« Hier, les autorités russes nous ont ordonné de stopper le fact-checking et le signalement de contenu posté par quatre médias contrôlés par l’Etat russe », a écrit le vice-président de Meta, Nick Clegg, dans un communiqué.

« Nous avons refusé. En conséquence, ils ont annoncé qu’ils restreindraient l’accès à nos services ». L’invasion de l’Ukraine a été l’occasion d’une flambée d’infox sur Internet, en particulier sur les réseaux sociaux, phénomène devenu récurrent à chaque déclenchement de guerre ou de conflit.

 



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