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Sahara : l’Algérie joue au guérilléro au sein de l’Union Africaine


Rédigé par Anass Machloukh le Mardi 23 Mars 2021

Après avoir œuvré en sous main pour dévoyer les travaux de la dernière réunion du Conseil de Paix et de Sécurité, l’Algérie s’obstine à impliquer l’UA dans le dossier du Sahara contre la volonté de la majorité des Etats membres.



 Sahara : l’Algérie joue au guérilléro au sein de l’Union Africaine
Après avoir entrepris une des plus grandes opérations d’esbroufe diplomatique en falsifiant le communiqué des travaux de la réunion du Conseil de Paix et de Sécurité, la diplomatie algérienne a de nouveau réaffirmé sa volonté à vouloir impliquer coûte que coûte l’Union Africaine dans la résolution du conflit du Sahara. Après le rejet catégorique du Maroc du communiqué du CPS, jugé fallacieux, le ministre algérien des Affaires étrangères, Sabri Boukadoum, a qualifié, lundi, la dernière décision du Conseil de Paix et de Sécurité de "très importante" et "d'acquis" devant « instaurer la sécurité et la stabilité dans l'Afrique du Nord ». Le communiqué en question, publié le 18 mars, s’est consacré pleinement à la question du Sahara, en rapportant de façon calomnieuse des conclusions de la réunion de cet organe sensible chargé de se prononcer sur les questions de sécurité au sein de l’Afrique.

Une nouvelle bataille sur l’arène panafricaine

Pour le Maroc, le communiqué n’est que le fruit d’une tentative de trois pays, à savoir le Kenya, l’Algérie et l’Afrique du Sud, d’intimider les autres pays afin d’engager l’Instance panafricaine dans un processus parallèle à celui des Nations Unies. Ces pays se sont prévalus des derniers jours du mandat de l’algérien Ismaïl Chegui à la tête du Conseil de Paix et de Sécurité pour imposer leur agenda.
Un triumvirat malfaisant qui ne ménage pas ses efforts pour que l’UA prenne part aux négociations entre les deux parties du différend, en dépêchant un envoyé africain à Laâyoune. Or, ceci entre en contradiction avec la posture des Nations Unies qui reste la seule instance compétente dans la résolution du conflit, une contradiction que met en avant le communiqué en question qui « reconnaît le rôle crucial de l'ONU dans l'exercice de sa responsabilité de trouver une solution durable à la crise ». Pour sa part, le chef de la diplomatie marocaine Nasser Bourita a indiqué, lors d’une conférence de presse tenue vendredi, que le mécanisme de la Troïka est seule habilité à « suivre le dossier », et doit se contenter de soutenir les efforts du secrétaire général des Nations Unies.

Le Maroc en position de force

Bien que Sabri Boukadoum ait prétendu, dans sa déclaration, que le communiqué a été adopté à l’unanimité et sans réserve, le ministère marocain des Affaires étrangères considère que ce texte n’a aucune valeur juridique, du moment qu’il n’a pas été avalisé par la majorité des Etats membres du CPS. Du point de vue du Maroc, la situation reste accommodante au sein de l’UA puisque la majorité des pays africains, ainsi que la Commission de l’UA, ont défendu, lors du Sommet du CPS du 9 mars 2021, la validité et la pertinence de la décision 693 de l’Union, en tant que seul cadre de l’UA pour suivre la question du Sahara marocain. Selon Mohammed Maelainin, diplomate et ancien ambassadeur du Maroc en Australie, il n’existe actuellement que 17 pays africains qui soutiennent encore la thèse séparatiste, alors que 37 pays soutiennent le Royaume. Selon le diplomate, le soutien des pays africains au Maroc devra être évalué par leur degré d’engagement et de militantisme en faveur du Maroc au sein de l’Instance panafricaine.

Rappelons que l’affaire du Sahara reste soumise à la compétence exclusive du Conseil de Sécurité des Nations Unies, le Maroc l’a répété maintes fois. Pourtant, l’Algérie s’obstine opiniâtrement à vouloir engager l’Union Africaine dans un processus parallèle.
 

  


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