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Actu Maroc

Sahara : Le Venezuela et Cuba pour une solution durable "mutuellement acceptable"


Rédigé par A.M le Dimanche 24 Octobre 2021

Deux pays vigoureusement et historiquement opposés à l'intégrité territoriale du Maroc, le Venezuela et Cuba semblent moins hostiles maintenant au Royaume dans le dossier du Sahara. Leurs représentants à l'ONU ont appelé à une solution pacifique, durable et mutuellement acceptable au différent régional. Un changement radical de discours. Détails.



Sahara : Le Venezuela et Cuba pour une solution durable "mutuellement acceptable"

Devant la 4è commission de l'Assemblée générale de l'ONU à New York, le Venezuela et Cuba, deux pays socialistes connus pour leur soutien historique au Polisario et leur vision marxiste du différent du Sahara, ont appelé à une solution « durable et toujours acceptable » à la question du Sahara marocain.
Joaquin Perez, représentant permanent adjoint du Venezuela à l'ONU, a plaidé pour une solution « pacifique, juste, durable et acceptable » au différend autour du Sahara marocain. Il a également fait part de son souhait de voir la nomination du nouvel envoyé personnel du Secrétaire général de l'ONU pour le Sahara, Staffan de Mistura, contribuer à relancer le processus politique, avec des négociations directes entre les parties, ainsi qu'à la pleine mise en œuvre du mandat de la MINURSO. Pour sa part, le représentant de Cuba a appelé à une solution politique « mutuellement acceptable » par les parties au conflit.

Rappelons que Cuba, pays communiste, fut l'un des fervents soutiens du front séparatiste, tout au long de la période de la guerre du Sahara. Le pays de Fidel Castro ne maquait pas de fournir généreusement  des armes et du savoir faire militaire aux milices polisariens, en complicité avec l'Algérie. Idem pour le Venezuela, dont le régime socialiste bolivarien d'Hugo Chavez et de son successeur  Nicolas Maduro qui n'a eu de cesse de soutenir la thèse séparatiste, au moins sur le plan diplomatique. Compte tenu des déclarations des représentants des deux pays à l'ONU, ce basculement vers un  discours "modéré" semble surprenant, vu le ton acerbe qu'employaient auparavant les diplomates des deux pays quand il s'agissait du Sahara marocain.