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Mosquée Assuna de Casablanca : Des architectes dénoncent la démolition "injustifiée" des murs


Rédigé par S.K. le Jeudi 18 Novembre 2021

Le toit et les murs intérieurs de l'emblématique mosquée Assuna de Casablanca sont en cours de démolition. Les travaux de rénovation de la mosquée suscite l'ire des architectes et de la société civile.



Mosquée Assuna de Casablanca : Des architectes dénoncent la démolition "injustifiée" des murs
Le chantier de démolition du toit et des murs intérieurs de l'emblématique mosquée Assuna de Casablanca est lancé depuis hier, mercredi 17 novembre. Plusieurs architectes sont montés au créneau pour dénoncer la démolition "injustifiée"  de ce bâtiment qui constitue selon eux l’un des témoins singuliers du style «brutaliste» au Maroc.

L’association Casamémoire a souligné dans un communiqué intitulé «Quand allons-nous comprendre la valeur de notre patrimoine?», diffusé le même jour du lancement dudit chantier, que cette mosquée construite en 1968 par Emile Duhon, l’architecte français de feu le roi Mohammed V, est «bien au-delà du repère urbain qu’elle constitue pour l’ensemble des Casablancais et de ses qualités architecturales intrinsèques, un symbole de la modernité, de la diversité culturelle et de la tolérance instaurées à l’époque comme valeurs fondamentales du Maroc moderne».

Plus fort, « notre indignation est d’autant plus légitime que la mosquée "Assuna" constitue l’une des pierres angulaires de l’argumentaire pour l’inscription de Casablanca sur la liste indicative de l’UNESCO, la demande présentée par le Maroc qui a pour titre "Casablanca, Ville du XXème siècle, carrefour d’influences" présente Casablanca comme un exceptionnel laboratoire expérimental d’architecture et d’urbanisme du XXème siècle », selon l'ONG.  

Par la même occasion, l'association a lancé un appel aux autorités compétentes pour prendre leurs responsabilités face à la dégradation de ce  lieu de culte et de mémoire et d’agir en urgence pour l’arrêt du chantier et pour l’ouverture d’une enquête afin désigner les responsables.

De leur côté, les Bidaouis s'indignent contre cet "acte inadmissible". « Que reste-t-il de notre histoire ?», s'interrogent-ils sur les réseaux sociaux.








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