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Actu Maroc

Le système de Santé au Maroc sous la loupe des Istiqlaliens de la diaspora


Rédigé par La rédaction le Mercredi 28 Octobre 2020

La Coordination des Marocains du Monde du Parti de l'Istiqlal a organisé, ce lundi 26 octobre, une importante visioconférence qui a connu la participation de près de 80 militantes et militants de la diaspora.



Pour cette réunion thématique, dont le thème était « Quelles leçons retiendrons-nous de la crise de la Covid-19 et quelles réformes pour le système de santé au Maroc ? », la Coordination a eu l’immense honneur de recevoir le Dr. Allal Amraoui, Parlementaire du Groupe Istiqlalien de l’unité et de l’égalitarisme et ancien premier adjoint au maire de la ville de Fès, entre autres. Elle a été animée conjointement par M. Hadj Chafiq, coordinateur du parti de l’Istiqlal en Europe et coordinateur de la Région 13 de l’Alliance des économistes istiqlaliens, et le Dr. Sanaa Eddiry, Présidente du Comité préparatoire de la section de la Haute-Garonne du parti.

Au début de la réunion, et après un bref propos introductif de M. Chafiq pour présenter l’hôte de la réunion et souhaiter la bienvenue à l’ensemble des participants, M. Amraoui a pris la parole pour faire un large rappel historique concernant l’évolution globale du système de santé marocain depuis sa fondation au lendemain de l’indépendance à nos jours. Il s’est ainsi arrêté, à maintes reprises, sur les nombreuses réalisations et avancées enregistrées, de même que sur les principales réformes entreprises. Cependant, malgré les réformes qui ont jalonné toute cette période, force est de constater, selon M. Amraoui, les déséquilibres et les défaillances de ce système aujourd’hui à bout de souffle, mettant particulièrement l’accent sur le manque de médecins et de personnels hospitaliers, la mauvaise répartition des ressources humaines et financières, le manque criant en matière de recherche scientifique avec un budget dérisoire pour ce faire, alors que le Maroc dispose de chercheurs de grande renommée mondiale. De la même manière, il a dénoncé vigoureusement le prix exorbitant des médicaments – qui plus est en totale inadéquation avec le pouvoir d’achat de la majorité écrasante des citoyens – et par-dessus-tout l’impertinence de certaines stratégies gouvernementales, à l’exemple du Ramed en raison principalement de ses problèmes de financement, sans oublier le manque de visibilité et de clairvoyance à moyen et long terme pour l’instauration et la consolidation d’un système de santé moderne, efficace et couvrant les besoins et les attentes légitimes de l’ensemble des composantes de la société marocaine.

A cet effet, M. Amraoui a insisté sur la nécessité de mettre en place une vraie politique de santé publique, qui est avant tout du ressort de l’Etat, mais qui doit aussi inclure et interpeller les collectivités locales. Cette politique se doit d’être à la fois inclusive et efficiente, et surtout coller à la réalité sociale et géographique du pays. Dans cet ordre d’idées, il invite les responsables institutionnels à ce que cette question soit toujours au cœur de la politique gouvernementale, sans calculs politiques ou politiciens, et ce, afin d’assurer une bonne gouvernance de ce secteur primordial à travers sa dotation des ressources humaines et financières nécessaires en vue d’améliorer la santé de tous les citoyens. Le principal objectif derrière tout cela est d’atteindre, dans un avenir proche, la couverture médicale universelle pour tous les marocains, seule à même de leur garantir une bonne qualité de soins, de ralentir la disparité actuelle d’accès aux soins en fonction des conditions matérielles des uns et des autres, et aussi d’éviter de sombrer in fine dans une marchandisation excessive de notre système de santé. Cela est d’autant plus intéressant à souligner qu’il a fait observer, par ailleurs, que le secteur privé s’est bien développé ces dernières années pour répondre aux besoins des citoyens en termes de qualité de soins. Il n’en demeure pas moins, toutefois, qu’il souffre de l’absence d’une stratégie claire, et notamment d’une convergence avec le secteur public, dans le but de créer une meilleure synergie. Au demeurant, la pandémie de Covid-19 a révélé au grand jour, si besoin en était, cette énorme défaillance, de même que ce manque flagrant de coordination entre les secteurs publics et privés.

En ce qui concerne justement cette pandémie, M. Amraoui a tenu à rappeler la valeur extrêmement précieuse de la santé aux yeux de tous, spécialement au regard de la crise que l’on vit actuellement et des ravages qu’elle a provoqués depuis son apparition. Une crise qui a été l’occasion de revenir à certains fondamentaux de la médecine que l’on a parfois tendance à oublier facilement, au premier rang desquels il y a lieu de mentionner la question de la prévention. Celle-ci fait bien évidemment écho au fameux et vieil adage : « Vaut mieux prévenir que guérir » ! A la fin de son intervention, M. Amraoui a tenu à saluer la clairvoyance Royale et les initiatives prises par S.M. le Roi Mohammed VI pour endiguer la pandémie, ce qui a permis, en effet, d’épargner à notre cher pays des milliers de victimes de la Covid-19, de même qu’il s’est réjoui des Instructions Royales pour la refonte urgente de notre système de santé à l’effet d’accomplir la couverture de santé universelle.

En prenant la parole, Mme Eddiry, Docteur en Physiopathologie et Génétique – Chercheur à l’INSERM et responsable d’un centre de référence des maladies rares à l’hôpital des enfants à Toulouse, a d’abord remercié M. Amraoui pour sa brillante analyse, M. Chafiq pour l’excellente organisation de cette visioconférence, qui présente un grand intérêt pour les Marocains du monde, ainsi que les nombreuses personnes présentes. Elle a aussi profité de l’occasion pour présenter les membres de la section de Haute-Garonne, composée de profils très divers : chercheurs, scientifiques, médecins, ingénieurs, chefs d’entreprises, juristes, cadres, salariés, membres associatifs. Plusieurs membres de cette section ont pris la parole pour exprimer leur engagement total et leur mobilisation entière pour contribuer à des projets de développement dans le domaine médical au Maroc, à l’instar de Mme Nabila Jabrane, Docteur en virologie et immunologie – Directrice de recherche au CNRS et Directrice d’équipe à l’NSERM, Mme Nahema Abaroudi, Directrice artistique du groupe Jean Claude Aubry, Gérante des centres de formation du groupe Aubry Académie (Paris - Toulouse – Montpellier) , Mme Louaej Meriem, juriste d’entreprise, Mme Aicha Mohammedi, musicothérapeute clinicienne, Mme Larhrib Pujol Fayza, psychopraticienne, et Mme Chaïma Abrouk, ingénieur d’Etat en génie civil et services urbains. Plusieurs autres sujets ont pu être débattus au cours de cette réunion concernant la situation sanitaire au Maroc, l’impact général de la pandémie, mais également les défis économiques qui attendent le pays.

Avant la fin de cette réunion, M. Chafiq a pris la parole et a demandé, en sa qualité d’adjoint du coordinateur des marocains du monde, à l’ensemble des militantes et militants en Haute-Garonne s’il y avait des candidats pour le poste de secrétaire de la section du parti dans ce département, en leur rappelant que le parti ne procède jamais à la nomination du secrétaire de la section, mais que celui-ci doit être démocratiquement élu par les membres de celle-ci. Il a ainsi demandé à maintes reprises s’il y avait d’autres candidats que Mme Sanaa Eddiry qui était la seule à se présenter. Et comme toute l’opération de candidature s’est déroulée sur l’application Zoom, et pour éviter tout problème y afférent, M. Chafiq a demandé aux candidats potentiels de lever la main ou d’envoyer des messages pour exprimer leur volonté de se porter candidat. Après avoir attendu un certain laps de temps et devant l’absence de toute candidature hormis celle de Mme Eddiry, M. Chafiq a proclamé l’élection de Mme Sanaa Eddiry à l’unanimité en tant que secrétaire de la section du parti en Haute-Garonne. Dès lors, les militantes et militants de cette section ont tenu à féliciter vivement Mme Eddiry pour son élection et à exprimer leur fierté d’appartenance au parti.

A son tour, Mme Eddiry les a remerciés pour leur confiance et l’honneur qui lui ont accordé. Elle a d’ailleurs renouvelé son engagement militant pour mener à bien cette mission et continuer le travail qu’elle a entrepris sans relâche en vue de faire grandir cette section du parti. Comme à la fin de chaque réunion, celle-ci s'est clôturée par le chant en chœur de l'hymne du parti.