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Assemblée Générale des Nations Unies : Le Maroc continue d’engranger les victoires sur le front du Sahara


Rédigé par Anass MACHLOUKH le Lundi 26 Septembre 2022

La diplomatie marocaine a savamment saisi la 77ème Assemblée Générale des Nations Unies pour engranger de nouvelles victoires dans le dossier du Sahara.



Assemblée Générale des Nations Unies : Le Maroc continue d’engranger les victoires sur le front du Sahara
Le Maroc continue la marche irréversible vers la résolution finale du dossier du Sahara. Comme à l’accoutumée, la diplomatie marocaine, représentée par le Chef du gouvernement Aziz Akhannouch et le ministre des Affaires étrangères Nasser Bourita, a saisi l’occasion de sa participation à la 77ème session de l’Assemblée Générale pour se livrer à son exercice de prédilection : continuer de convaincre les pays de la légitimité des revendications du Maroc sur ses provinces du Sud.

Résultat des courses : une série d’annonces réjouissantes de pays ayant annoncé leur décision d’ouvrir des représentations consulaires dans le Sahara, à l’instar de la Somalie. Mogadiscio a rejoint la liste des pays ayant décidé de se rendre à l’évidence en annonçant l’ouverture d’un consulat à Dakhla. L’annonce a été faite dans un communiqué conjoint, à l’issue d’une rencontre entre le ministre des Affaires étrangères somalien, Abshir Omar Jama, et son homologue marocain, Nasser Bourita.

“La Somalie et le Maroc soutiennent leur souveraineté et leur intégrité territoriale réciproques», a souligné le chef de la diplomatie somalienne dans une déclaration à la presse, ajoutant que “les deux pays entretiennent des relations de longue date, basées sur l’amitié et la solidarité”. La Somalie n’est pas le seul pays à prendre une décision aussi audacieuse.

Le Guatemala s’est résolu également à s’implanter au Sahara en y installant un consulat à Dakhla, la ville côtière qui séduit de plus en plus les pays étrangers.

Aux yeux de ce pays d’Amérique centrale, les choses sont claires et sans équivoque : le Sahara ne peut être que marocain pour autant que toute solution au différend régional ne peut être trouvée en dehors du cadre de la souveraineté du Maroc. Raison pour laquelle ce pays soutient le plan d’autonomie proposé par le Royaume comme solution définitive. «Le Guatemala a réitéré sa position claire sur le différend régional concernant le Sahara marocain, considérant que l’autonomie sous souveraineté marocaine est la solution à ce différend”, lit-on dans le communiqué.

En effet, le plan d’autonomie, proposé en avril 2007, s’impose de plus en plus comme la solution la plus évidente, surtout après la reconnaissance américaine et le soutien de pays influents comme l’Allemagne et l’Espagne qui ont clairement tranché en faveur de cette option, dont la crédibilité et le réalisme sont reconnus par les dernières Résolutions du Conseil de Sécurité.

À l’instar de plusieurs pays, le Guatemala perçoit le Maroc comme une porte d’entrée en Afrique et veut tirer profit des opportunités économiques que cela peut présenter, comme l’a fait savoir le chef de la diplomatie guatémaltèque, Mario Bucaro Flores. Le Guatemala emboîte ainsi le pas à plusieurs pays d’Amérique centrale et latine qui ont décidé de soutenir la thèse marocaine. Ils sont, d’ailleurs, nombreux. On en cite Haïti, Caraïbes orientales et Suriname qui étoffent la liste des pays présents diplomatiquement au Sahara marocain (voir encadré).

Le Soudan du Sud met fin aux rumeurs

Très actif dans la diplomatie de coulisses, le ministre des Affaires étrangères Nasser Bourita a multiplié les rencontres avec ses homologues, en marge des travaux de l’Assemblée Générale. Celle-ci a été l’occasion pour plusieurs pays d’éclaircir leurs positions, comme l’a fait le Soudan du Sud, dont le chef d’Etat a accueilli une délégation du polisario, donnant ainsi libre cours aux fausses interprétations de la propagande algérienne.

Contrairement à ce qui a été véhiculé par les médias algériens et polisariens, le Soudan du Sud a rétabli, sans équivoque, la vérité sur sa position concernant la question du Sahara, à travers une mise au point du ministre des Affaires étrangères, Mayiik Ayii Deng. Ce dernier a expliqué, dans une lettre officielle adressée à Nasser Bourita, que « la République du Soudan du Sud reconnaît uniquement les Etats qui sont membres des Nations Unies».

La mise au point du Kenya après le fameux tweet !

La position du Kenya vis-à-vis de la question du Sahara a fait également l’objet d’une polémique ces derniers jours, après la suppression du fameux tweet du président kényan, William Ruto, où il a annoncé le retrait de la reconnaissance du polisario.

Alors qu’il se trouvait à New-York, le nouveau président, fraîchement élu, s’est prononcé sur la position de son pays, dans une interview accordée à France 24 en marge de sa participation à l’Assemblée Générale des Nations Unies. Le journaliste lui a demandé si son tweet était une erreur et si la position du Kenya avait évolué depuis lors.

“La position du Kenya a toujours été et continuera d’être celle des Nations Unies. Chaque aspect de la relation entre le Maroc et les populations du Sahara et l’ensemble de la région doit être traité de manière démocratique”, a répondu William Ruto, laissant entendre que son pays s’aligne sur le processus politique mené par les Nations Unies. En effet, les déclarations du président kényan sont au diapason avec le communiqué conjoint publié après qu’il a reçu le chef de la diplomatie marocaine, Nasser Bourita, qui lui a remis une lettre de SM le Roi Mohammed VI.

Le document, dont les détails ont été explicités sur le site web du Palais d’Etat de la République du Kenya (State House) a stipulé que le Kenya soutient le cadre des Nations Unies en tant que mécanisme exclusif pour parvenir à une solution politique durable et permanente au différend sur la question du Sahara. Force est de constater que le président kényan s’est limité à citer les Nations Unies comme cadre exclusif de la résolution du dossier du Sahara, sans mentionner la reconnaissance de l’entité fantoche. Cela dit, le nouveau président semble moins enthousiaste à soutenir le polisario que son prédécesseur. Le Kenya, rappelons-le, a été, durant le mandat de l’ancien président, Uhuru Kenyatta, l’un des plus farouches soutiens de l’entité séparatiste en Afrique.

Fraîchement investi du pouvoir présidentiel à la tête de son pays, le nouveau président, William Ruto, assume d’être différent de son prédécesseur, notamment en matière de politique étrangère. Raison pour laquelle il s’est montré très enclin à un rapprochement avec le Maroc, en proclamant la révocation de la reconnaissance du polisario à l’issue de son entrevue avec Nasser Bourita.

«Par respect du principe d’intégrité territoriale et de non-ingérence, le Kenya apporte son soutien total au plan d’autonomie sérieux et crédible proposé par le Royaume du Maroc, en tant que solution unique basée sur l’intégrité territoriale du Maroc, pour résoudre ce différend”, a indiqué le communiqué.

La révocation de la reconnaissance du polisario, rappelons-le, a fait l’objet d’un tweet du président kényan, qu’il n’a pas manqué d’effacer peu de temps après sa publication, donnant libre cours aux interprétations.




Anass MACHLOUKH


Après son dérapage au sujet du Sahara, Josep Borrell compte visiter le Maroc
 
Le ministre des Affaires étrangères, Nasser Bourita, s’est entretenu, à New York, avec le Haut représentant de l’Union pour les Affaires étrangères et la politique de sécurité européen, Josep Borrell, en marge des travaux de l’Assemblée Générale de l’ONU.

Selon la déclaration conjointe relayée par la MAP, les deux responsables ont convenu de «trouver une date prochaine en vue d’une visite du haut représentant au Maroc». Il s’agit de la première réunion entre les deux responsables après le dérapage du chef de la diplomatie européenne au sujet de l’affaire du Sahara qui a suscité une vive polémique au Maroc. L’incompréhension a été telle qu’une réunion du chef de la diplomatie européenne en septembre aurait été annulée, à en croire la presse espagnole.
 








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