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Affaire Ghali : Arancha Gonzalez Laya se dérobe derrière le «secret officiel»


Rédigé par S.A le Lundi 4 Octobre 2021

Après avoir tenté en vain d'éviter de témoigner en personne devant le juge d'instruction, Arancha Gonzalez Laya, ex-ministre des Affaires étrangères espagnole, a comparu, lundi, devant le tribunal de Saragosse pour éclaircir son rôle dans l’affaire Ghali. Détails.



Près de sept mois après l’explosion de l’Affaire Ghali, la très polémique Arancha González Laya, accusée par son chef de Cabinet d'être derrière l’entrée frauduleuse du polisarien, a été convoquée, lundi, à témoigner par le tribunal d'instruction numéro 7 de Saragosse afin de déterminer à quel niveau la décision a été prise au sein du gouvernement ibérique.
 
Malgré les éléments de l’investigation du juge d’instruction, l’ancienne ministre des Affaires étrangères a déclaré que «tout a été fait conformément à la loi». La diplomate s’est cachée, selon plusieurs médias espagnols, derrière la «Loi sur les secrets officiels», pour éviter d’entrer dans les détails de l’Affaire, conformément à la décision promulguée par le Conseil espagnol des ministres en 2010, présidé à l’époque par José Luis Rodríguez Zapatero. Elle a également appelé le juge à abandonner les charges à son encontre.
 
Une requête qui suscité l’étonnement du fait que les premiers résultats des investigations menées à son encontre affirment que l’administration de l’hôpital de Logroño aurait été notifiée de l’arrivée de Brahim Ghali 48 heures à l’avance, soit le 16 avril dernier, et aurait libéré une place pour l’accueillir. Le gérant de l’hôpital aurait par la suite avisé le responsable de l’unité de soins intensifs, de l’admission de Brahim Ghali en lui spécifiant que cette procédure devrait être classifiée comme « dossier d’aide humanitaire ». Le management de l’hôpital aurait également omis de communiquer l’identité du leader des séparatistes aux équipes chargées des soins intensifs.

Les enquêteurs ont également mis la main sur des conversations WhatsApp prouvant que le responsable en charge de ce département a été avisé par le gérant. Celui-ci aurait exprimé le besoin d’un « lit en soins intensifs pour un patient atteint du Covid en provenance de l’étranger, mais qu’il n’avait pas la date exacte d’arrivée qui était prévue entre le 17 et le 18 ». Lors de la même conversation, le gérant a commenté au chef du département de soins intensifs « que c’est un ami à lui qui avait demandé la réservation du lit ». Interrogé sur l’identité de cet « ami » par les enquêteurs, ce dernier a précisé qu’il s’agissait du chef de cabinet de la présidence de la région autonome de La Rioja. Celui-ci, qui a été convoqué par les enquêteurs comme témoin dans l’affaire Ghali, aurait par la suite confirmé au management de l’hôpital la date et l’heure d’arrivée du chef du polisario à l’aéroport de Saragosse et se serait chargé de coordonner le transfert en ambulance du concerné depuis l’avion jusqu’à son admission à l’hôpital.
 
Parallèlement à l’Audiencia Nacional…
 
Parallèlement au procès de Laya González, la procédure pour génocide à l’encontre de Brahim Ghali a été classée une deuxième fois par l’Audiencia Nacional, alors que ce même tribunal avait décidé la semaine dernière de rouvrir ce dossier, datant de 2008, en raison d'un vice de procédure alors que la plainte avait déjà été classée sans suite fin juillet. Le juge chargé du dossier au sein de l'Audience nationale « a décidé de classer (la plainte) sans poursuivre le leader du Polisario Brahim Ghali dans le dossier pour génocide découlant de la plainte déposée par l'Association Sahraouie pour la Défense des Droits de l'Homme (ASADEH) », a déclaré cette haute juridiction dans un communiqué. « Les faits dénoncés dans la plainte vont de 1974 à 1990 » et sont donc « prescrits », a expliqué l'Audience nationale.
 
Le juge a par ailleurs estimé que les faits dénoncés dans la plainte « ne rassemblaient pas tous les éléments caractérisant le crime de génocide » et qu'il manquait des « détails concrets de la participation de l'accusé Brahim Ghali ».
 
Les rebondissements dans ces deux affaires laissent présager un nouveau feuilleton judiciaire dans les tribunaux espagnols, lequel devrait ponctuer le reste du mandat de l’équipe Sanchez.








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