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Usines « clandestines » : Après le drame de Tanger, une campagne d’assainissement à Casablanca


Rédigé par le Jeudi 11 Février 2021

Suite au drame de Tanger, les autorités de la ville Casablanca lancent une campagne pour fermer les usines illégales dans les quartiers résidentiels.



Usines « clandestines » : Après le drame de Tanger, une campagne d’assainissement à Casablanca
On s’y attendait depuis ce lundi 08 février, les autorités locales de Casablanca auraient pris la décision de faire le tour des unités de production « clandestines », suite aux événements de Tanger qui ont coûté la vie à 29 personnes, noyées dans une usine « non-autorisée » de textile, opérationnelle depuis 20 ans dans le sous-sol d’une villa à Hay Ennasr, à défaut de la présence du minimum des conditions de sécurité nécessaires.

Selon des sources proches du dossier, cette campagne massive vise à fermer les unités de production illégales, opérant dans le secteur de la fabrication du prêt-à-porter et de produits de consommation, situées au sein des quartiers résidentiels.

Les bruits qui courent laissent entendre que les services de police administrative et les représentants des autorités locales de la capitale économique ont effectué de nombreuses visites dans un certain nombre d'unités industrielles établies dans les rez-de-chaussées et les sous-sols, pour inspecter les licences qui leur ont été délivrées, et contrôler la disponibilité les conditions de sécurité et les débouchés de secours imposés par la loi.

Contactés par nos soins afin de mettre la lumière sur les détails de cette campagne massive et donner plus de clarté aux aléas liés à l’affaire, des hauts responsables du Conseil de la ville de Casablanca, le président du pôle économique de la préfecture de Sidi El Bernoussi ainsi que des responsables de la commune se sont jetés la balle sans pour autant donner de réponses transparentes à nos questions, laissant planer l’ambiguïté autour des événements en question.

D’après nos sources, les autorités compétentes auraient ciblé dans un premier les quartiers de la préfecture de Sidi El-Bernoussi et de la préfecture de Ain Chok, ainsi que d'autres préfectures connues pour avoir une forte concentration de petites unités industrielles qui travaillent dans la fabrication de prêt-à-porter. Cependant, au moment présent, nos sources précisent que les autorités n’ont pas encore procédé à la fermeture d’unités de production.

Accélérer l’intégration au secteur formel : pour un contrôle plus rigoureux des conditions de travail

Il s’agit également selon Abdelmalek Lakhili, vice-président du conseil de la ville et président de l’arrondissement de Ain Chok, cité par Hespress, « de déterminer les statuts de ces unités, de contrôler leur engagement au respect de toutes les conditions de sécurité et de régler leurs statuts juridiques si c’est possible ». « Nous travaillons à accélérer les procédures légales », a-t-il ajouté.

Une déclaration qui interpelle quant à la nécessité d’accélérer le processus d’intégration des opérateurs de l’informel dans le secteur formel. Une réflexion partagée par la CGEM qui plaidait hier même pour la prise de dispositions « courageuses et pragmatiques » et d’élaborer une stratégie globale contre le « fléau » du secteur informel.

Aussi, la CGEM a affirmé sa disposition à « consacrer une task force dédiée pour travailler main dans la main avec l’Etat sur ce sujet hautement important pour l’équilibre socio-économique de notre pays », rappelant que « la majorité des unités informelles recourent à une main-d’œuvre non-salariée, à travers des modalités de travail précaires, non-réglementés, non-déclarés et en dehors de tout cadre ».
 

  


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