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Sahara : les membres du Conseil de Sécurité préoccupés par les agissements du polisario


Rédigé par L'Opinion le Mercredi 19 Octobre 2022

Le Conseil de sécurité de l'ONU a tenu, à New York, des consultations à huis clos sur la question du Sahara marocain. Le Secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres a dénoncé les violations et les obstructions imposées par le "polisario" à la liberté de mouvement de la MINURSO, source de préoccupation pour les membres du Conseil de Sécurité qui se sont dits "gravement préoccupés par la renonciation par le polisario au cessez-le-feu". Détails.



Selon des sources diplomatiques à New York, les membres du Conseil de sécurité ont reçu lundi un briefing de l’Envoyé personnel du Secrétaire général de l’ONU pour le Sahara, Staffan de Mistura, ainsi que du Représentant personnel du Secrétaire général et chef de la MINURSO, Alexander Ivanko.

Ces consultations interviennent en prévision de l’adoption, fin octobre courant, d’une résolution prorogeant le mandat de la Minurso, pour lequel le Secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres a recommandé une durée d’un an.

Lors de cette réunion, les deux responsables onusiens ont briefé les membres du Conseil de sécurité sur la base du dernier rapport du Secrétaire général de l’ONU sur la question du Sahara marocain, dans lequel M. Guterres a notamment dénoncé les violations et les obstructions imposées par le "polisario" à la liberté de mouvement de la MINURSO, empêchant la Mission de s’acquitter de son mandat de surveillance du cessez-le-feu au Sahara marocain.

Il a également épinglé la détérioration de la situation des droits de l’Homme dans les camps de Tindouf, relevant, pour la première fois, le recrutement des enfants soldats dans ces camps.

Le Secrétaire général de l’ONU a, par ailleurs, réaffirmé dans son rapport les fondamentaux du processus politique onusien, tels que préconisés par le Conseil de Sécurité dans toutes ses résolutions depuis 2018, en se disant convaincu qu’une solution politique à la question du Sahara marocain est possible.

Des constats sans appel qui n’ont pas été du goût du chef des séparatistes armés qui s’est fendu d’une lettre fleuve au Secrétaire général de l’ONU, dans laquelle il accuse M. Guterres de parti-pris.

Des sources diplomatiques bien informées et concordantes à l’ONU ont indiqué, que lors de ces consultations, un grand nombre de pays ont exprimé leur soutien à l’initiative marocaine d’autonomie, affirmant que cette initiative représente la base sérieuse et crédible à même de clore le différend régional sur le Sahara marocain, tel que consacré dans les résolutions du Conseil de sécurité depuis 2007.

Ils ont fortement et de manière unanime soutenu le processus politique onusien afin de parvenir à une solution politique, réaliste, pragmatique, durable et de compromis à la question du Sahara marocain, sur la base exclusive des résolutions du Conseil de Sécurité depuis 2007, particulièrement la 2602, adoptée le 29 octobre 2021, selon les mêmes sources.

Ils ont, à ce propos, réaffirmé leur soutien aux efforts de l’Envoyé personnel du SG de l’ONU visant à relancer le processus politique onusien. Un appel fort et franc a été lancé en faveur de la reprise, dans les meilleurs délais, du processus des tables rondes, auquel l’Algérie continue toujours de s’opposer, dans un défi supplémentaire à la communauté internationale.

La résolution 2602, rappelle-t-on, a cité l’Algérie à 5 reprises, en l’enjoignant à rester engagée dans le processus de tables rondes sur toute sa durée, dans un esprit de réalisme et de compromis, en vue de le faire aboutir, consacrant, ainsi, l’Algérie en tant que partie principale à ce différend régional.

Les membres du Conseil ont en outre salué la coopération pleine et entière du Maroc avec la MINURSO.

Par la même occasion, ils se sont dit gravement préoccupés par la renonciation par le "polisario" au cessez-le-feu, ses violations des Accords militaires, et son obstruction aux activités de la MINURSO, et à la liberté de mouvement de ses observateurs militaires.

Ils ont enjoint au “polisario” de respecter le cessez-le-feu, de s’abstenir de tout acte de provocation et d’arrêter ses entraves dangereuses à la mise en œuvre du mandat de supervision du cessez-le-feu de la MINURSO, notamment en bloquant ses patrouilles et en empêchant le ravitaillement des observateurs militaires, comme détaillé dans le dernier rapport du SG au Conseil de Sécurité.

(Avec MAP) 








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