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Environnement

Pour une ville « respirable »

Casablanca


Rédigé par HakimaYASSINE CHAWKI le Jeudi 5 Mars 2020

Des citoyens ont défilé dimanche en rue. Ils veulent davantage d’espaces verts dans la métropole économique urbanisée à l’extrême.



Pour une ville « respirable »
La marche citoyenne a clôturé la première « Semaine Verte ». L’événement d’envergure nationale était organisé par l’Association des Enseignants des Sciences de la Vie et de la Terre (AESVT Maroc) dans 25 villes du Royaume. Son objectif : aider le public, notamment les plus jeunes, à prendre conscience de la nécessité de protéger les arbres. Des dizaines de Casablancais ont répondu à l’appel de l’association et se sont retrouvés au jardin de l’Hermitage.

 

Multiplier les « poumons » dans la métropole

Sur place, des percussionnistes ouvraient la marche. Ils attiraient l’attention des badauds qui s’arrêtaient et manifestaient leur solidarité avec les revendications des marcheurs. Sur les banderoles, des messages attiraient l’attention des citoyens et des responsables.

« Nous sommes très loin de la norme internationale des 10 m² par habitant. Casablanca en est actuellement à 1 m², seulement ».Le président de l’Association, Abderrahim Ksiri, a déclaré qu’il était temps, en l’absence d’une nouvelle approche des espaces verts, de « freiner l’urbanisation galopante de la capitale économique, car son extension annuelle (estimée à 600 ha) est énorme ».

Pour le responsable, les Casablancais suffoquent, et l’absence de la ceinture verte visant à contenir l’étalement urbain les inquiète. La marche visait à convaincre les différentes instances de l’importance de préparer l’avenir, en créant un ensemble d’espaces naturels à vocation écologique ou récréative qui ne seraient pas seulement localisés en périphérie mais aussi au coeur de la métropole.

La pédagogie du reboisement

Au plan national, la « Semaine Verte » a été marquée par de nombreuses actions de plantation et de reboisement dans des forêts, des espaces urbains, des établissements scolaires et des universités. Les plantations avaient commencé à Marrakech, le 24 février. Partout, il s’agissait d’alerter les plus jeunes sur les conséquences de la déforestation en les impliquant dans des activités de reboisement en compagnie de leurs professeurs.

« Nous voulons amener les générations montantes à prendre conscience de l’importance de la protection de l’environnement et de la nécessité de mener des projets dans ce sens », a expliqué M. Belhand, président délégué de l’AESVT.

A Casablanca, la marche pour les espaces verts est intervenue au lendemain d’une campagne de plantation à la forêt de Bouskoura. Un geste concret et à valeur d’exemple.