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International

Palestine : Israël poursuit ses massacres au sud de la bande de Gaza


Rédigé par L'Opinion Lundi 12 Février 2024

Les forces d’occupation israéliennes poursuivent leurs massacres dans plusieurs zones du centre et du sud de la bande de Gaza, faisant plus de 300 morts et blessés, pour la plupart des femmes et des enfants, alors que l’agression brutale arrivait au 129ème jour.



Les massacres les plus barbares ont eu lieu à Rafah, où des sources médicales ont rapporté que des dizaines de personnes avaient été tuées et blessées lors des bombardements intenses et des barrages de feu qui ont criblé diverses zones de Rafah à l'aube du lundi, au mépris de tous les avertissements internationaux qui mettaient en garde contre des massacres dans toute la région, qui abrite des centaines de milliers de personnes déplacées.

Des sources médicales palestiniennes ont indiqué qu'environ 70 Palestiniens ont été tués et environ 200 blessés lors de frappes aériennes et d'artillerie visant des maisons et des mosquées dans le quartier de Shaboura, dans la ville de Rafah.

Des témoins oculaires ont déclaré que le bombardement était soudain et visait des maisons habitées et des mosquées abritant des centaines de personnes déplacées, provoquant un état de panique et de peur parmi les déplacés.

À Deir al-Balah, 15 Palestiniens, dont des enfants et des femmes, ont été tués après que des avions d'occupation ont bombardé une maison, lundi matin, dans un quartier du centre de la bande de Gaza.

Des sources sanitaires ont rapporté que les corps de 15 martyrs, dont des enfants, sont arrivés à l'hôpital des martyrs d'Al-Aqsa à Deir Al-Balah après le bombardement d'une maison dans la région d'Al-Baraka.

L'agression israélienne contre la bande de Gaza se poursuit, par voie terrestre, maritime et aérienne, laissant un bilan infini de plus de 28.176 martyrs et 67.784 blessés, tandis que des milliers de victimes restent sous les décombres et sur les routes, alors que l'occupation empêche les ambulances et les équipes de secours de les atteindre.
 
Ambulanciers et secouristes débordés
 
Les secouristes palestiniens ont rapporté lundi que les ambulances étaient dans l’incapacité de transporter un grand nombre de blessés à la suite des bombardements israéliens sur la ville de Rafah, à un moment où Tel Aviv fait la sourde oreille à tous les avertissements internationaux sur les conséquences de l’attaque contre le sud de la bande de Gaza, où s’entassent environ 1,4 million de déplacés.

Les secouristes ont déclaré que les ambulances continuent de transporter des dizaines de blessés depuis les sites bombardés par les Israéliens dans la ville de Rafah vers les hôpitaux.

Et d’ajouter que les effectifs en ambulances ne permettent pas de gérer le nombre trop important de blessés et qu'ils ne sont pas en mesure de les transporter rapidement vers les hôpitaux.

D’après les équipes de secours, les équipes de la protection civile travaillaient depuis le soir du dimanche pour sauver les personnes ensevelies sous les décombres, dont la plupart sont des enfants.

Selon les mêmes sources, les couloirs et salles de l'hôpital koweïtien sont remplis de blessés et que des soins leur sont prodigués alors qu’ils sont allongés par terre.

Depuis la nuit du dimanche jusqu’à l’aube du lundi, l'armée israélienne a mené une série de raids violents contre plusieurs zones de Rafah, qui ont tué et blessé des dizaines de Palestiniens, dont des femmes et des enfants.
 
Deux commandos israéliens tués
 
De violents affrontements ont eu lieu entre la résistance palestinienne et les forces spéciales de l'armée israélienne, qui ont pénétré le nord-ouest de Rafah, en plus des hélicoptères de combat qui ont tiré à la mitrailleuse sur les citoyens et les déplacés.
L'armée israélienne a déploré ce lundi la mort de deux commandos et de trois autres grièvement blessés lors de combats terrestres dans la bande de Gaza.

L'armée israélienne a déclaré dans un communiqué que le major Adi Eldor, 21 ans et soldat de l'unité Maglan, brigade commando, et le major (réserviste) Alon Kleinman, 21 ans et soldat de la même unité, ont été tués lors de combats dans le sud de la bande de Gaza.

L'armée a également indiqué que deux soldats de l'unité commando avaient été grièvement blessés lors de combats dans la bande de Gaza.

Elle a précisé qu'un autre militaire réserviste avait été “grièvement blessé dans un accident de voiture dans le sud du pays“, sans apporter de plus amples précisions.

Selon les chiffres de l'armée israélienne, le bilan des militaires tués est porté à 566 morts depuis le début de la guerre, le 7 octobre 2023, dont 229 soldats et officiers morts dans les combats terrestres qui ont débuté le 27 octobre.

Le massacre des Palestiniens à Rafah s’inscrit dans la continuité du génocide israélien

Izzat al-Rishq, leader du mouvement Hamas, a déclaré que les massacres commis par Israël contre des civils “ce soir à Rafah, au cours desquels plus d'une centaine de martyrs ont été tués, sont une continuation de la guerre génocidaire et du déplacement forcé“.

Le chef du mouvement palestinien a ajouté que l'attaque israélienne contre Rafah confirme que le gouvernement de Benyamin Netanyahu ignore les décisions de la Cour internationale de Justice, qui a approuvé des mesures urgentes pour mettre fin à toute mesure qui pourrait être considérée comme un acte de génocide.

Al-Rishq a tenu l’administration Biden, ainsi que le gouvernement Netanyahu, pour entièrement responsables du massacre de Rafah, “à cause du feu vert qu’ils ont donné hier à Netanyahu et du soutien inconditionnel qu’ils lui apportent pour poursuivre la guerre d’extermination“.

Il a qualifié l'attaque contre la ville de Rafah de “crime combiné, une continuation de la guerre génocidaire et une expansion du champ des massacres perpétrés contre notre peuple, compte tenu des conditions tragiques que traverse cette ville, en raison de l’entassement de près de 1,4 million de citoyens, et la transformation de ses rues en camps pour les personnes déplacées, vivant dans des conditions extrêmement difficiles et cruelles, manquant du minimum nécessaire pour vivre“.








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