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Note de conjoncture de la DEPF : Des indicateurs en demi-teinte mais soutenables


Rédigé par Wolondouka SIDIBE Jeudi 26 Octobre 2023



Dans sa récente note de conjoncture du mois d'octobre, la Direction des études et des prévisions financières (DEPF), relevant du ministère de l’Économie et des Finances, indique que le besoin de liquidité des banques s'est situé, en moyenne hebdomadaire, à 88,8 milliards de dirhams (MMDH) au troisième trimestre de 2023. Cette évolution, explique-t-elle, est en relation avec la hausse de la circulation fiduciaire, atténuée par l'accroissement des réserves de change.

Dans ce contexte, souligne ledit document, la Banque Centrale a augmenté le volume de ses injections de liquidité qui s'est établi en moyenne hebdomadaire à 101,5 MMDH, après 87,7 MMDH au T2-2023 et 83,5 MMDH au T1-2023.Les interventions de Bank Al-Maghrib ont porté, essentiellement, sur les opérations de pensions livrées (42,4 MMDH), les avances à 7 jours sur appels d'offres (35,4 MMDH).

Les prêts garantis accordés dans le cadre des programmes de soutien au financement de la très petite, petite et moyenne entreprises - TPME sont de l’ordre de 23,7 MMDH, lit-on dans ce rapport. S'agissant du volume moyen des transactions interbancaires, il a reculé par rapport au deuxième trimestre 2023 de 10,2% pour se situer à 3,2 MMDH.

Quant au taux interbancaire moyen pondéré au jour le jour (TIMPJJ), celui-ci se maintient depuis le 22 mars 2023 en évolution quasi-stable, alignée sur le taux directeur, s'établissant en moyenne à 3% au T3-2023 et au T2-2023 après 2,56% au T1-23. Parallèlement, la DEPF note que le Conseil de Bank Al-Maghrib a décidé, lors de sa réunion du 26 septembre 2023, de maintenir le taux directeur inchangé à 3% eu égard à la nette décélération de l'inflation depuis le mois de mars 2023.

Le document révèle que cela est aussi lié à la baisse sensible des anticipations d’inflation aussi bien à moyen qu'à long termes au troisième trimestre de 2023 et au niveau élevé d'incertitude liée à l'évolution de la conjoncture internationale et au contexte national au lendemain du tremblement de terre.
 
Crédits immobiliers

Concernant l'évolution des taux débiteurs au titre du deuxième trimestre 2023, le taux moyen pondéré global a poursuivi son accroissement pour le troisième trimestre consécutif, enregistrant une hausse, par rapport au trimestre précédent, de 23 points de base (pbs) pour atteindre 5,26%, après +53 pbs au T1-2023 et +26 pbs au T4-2022.

Cette hausse a concerné les taux des crédits de trésorerie (+28 pbs à 5,29%), des crédits à l'immobilier (+19 pbs à 4,98%) et des crédits à la consommation (+32 pbs à 7,27%), alors que ceux des crédits à l'équipement ont reculé de 11 pbs à 4,73%.
Pour ce qui est des produits de cession d'actifs et de la privatisation, ils sont estimés à 9 MMDH en 2024, selon le rapport sur les établissements et entreprises publics (EEP) accompagnant le Projet de Loi de Finances de l'année prochaine (PLF-2024) qu’on peut consulter sur le site du ministère de l'Economie et des Finances.

Ainsi, pour l'exercice 2024, il est prévu de programmer la cession, en plus des participations de l'Etat dans les entités déjà inscrites sur la liste des privatisables, d'autres sociétés à inscrire sur ladite liste ainsi que la cession de participations directes non stratégiques de l'Etat. Cette liste des privatisables contient les sociétés Marsa Maroc, Maroc Telecom, La Mamounia, Energie Electrique de Tahaddart (EET), Biopharma et Sonacos, fait savoir la même source.
Toujours d’après le rapport, et pour 2025 et 2026, les produits de cession d'actifs et de la privatisation devraient s'établir à 3 MMDH par an. S'agissant de l'année en cours, la LF-2023 avait prévu une recette de 8 MMDH, dont 5 MMDH au titre d'opérations de privatisation et 3 MMDH sous forme de cession d'actifs. Toutefois, le rapport fait ressortir qu'aucune opération de privatisation n'a été réalisée à fin septembre dernier, tandis que trois opérations de cession d'actifs sont envisagées pour un total de 2,88 MMDH.
 
Amélioration de la production
 
Concernant le secteur énergétique, la DEPF relève que la production de l'énergie électrique au niveau national s'est appréciée de 0,7% au terme des huit premiers mois de 2023, après un accroissement de 2,9% l'année précédente. Cette progression est attribuable à l'amélioration de la production concessionnelle de 4,2% et de celle des énergies renouvelables relatives à la loi 13-09 de 3,8%, atténuée par le retrait de la production de l'Office National de l'Électricité et de l'Eau Potable (ONEE) de 9,4%, explique la DEPF dans sa récente note de conjoncture.

Du côté des échanges du secteur avec l'extérieur, la croissance du volume de l'énergie importée a ralenti à 39,3% à fin août 2023, au lieu de +121,3% un an auparavant, précise la même source.Quant au volume exporté, il s'est replié de 33,7%, recouvrant toutefois une augmentation de 32,4% au titre des deux premiers mois du troisième trimestre 2023.

S'agissant du volume de l'énergie appelée nette, il s'est accru de 3,5% à fin août 2023, après une augmentation de 5,8% à fin août 2022.En outre, la DEPF fait état d'une accélération de la croissance de la consommation de l'énergie électrique à 5,6% au titre des deux premiers mois du troisième trimestre 2023, après une hausse de 2,1% au T2-2023 et de 4,4% au T1-2023.

Au terme des huit premiers mois de 2023, la consommation de l'énergie électrique s'est renforcée de 3,9%, après une hausse de 5% un an auparavant.Cette évolution à la hausse est imputable à l'accroissement des ventes de l'énergie de "très haute, haute et moyenne tension, hors distributeurs" de 6,7% (après+6,5%), de celles destinées aux distributeurs de 2,6% et de celles destinées aux ménages de 2,4%.
 
 
Wolondouka SIDIBE
 








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