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International

Moyen-Orient : Blinken en tournée pour discuter d'une trêve à Gaza


Rédigé par L'Opinion Jeudi 21 Mars 2024

Le chef de la diplomatie américaine Antony Blinken était attendu mercredi au Moyen-Orient pour tenter d'arracher une trêve dans les combats à Gaza, où la famine guette la population palestinienne après cinq mois et demi d’une agression israélienne sans pareille.



Antony Blinken a dit qu'il aborderait lors de ses entretiens les "efforts déployés pour parvenir à un accord de cessez-le-feu immédiat garantissant la libération de tous les otages restants", ainsi que "l'intensification des efforts internationaux visant à accroître l'aide humanitaire à Gaza et la coordination de l'après-conflit à Gaza".

Les pourparlers entre "équipes techniques" se poursuivent au Qatar, selon une source proche des négociations, après un infléchissement de la position du Hamas qui a ouvert la porte à une pause des combats après avoir exigé sans succès un cessez-le-feu définitif.

Les bombardements israéliens qui se poursuivent pendant ce temps sans répit, ont fait 104 morts en 24 heures, selon le ministère de la Santé du Hamas, dont au moins 30 dans la ville de Gaza.

Le chef du mouvement islamiste palestinien, Ismaïl Haniyeh, a accusé mardi Israël de "saboter" les négociations avec l'opération d'envergure menée depuis lundi contre l'hôpital al-Chifa de cette ville, qui abrite des milliers de civils ainsi que des malades et du personnel.

L'armée a déclaré mercredi avoir tué jusqu'à présent 90 combattants du Hamas et du Jihad islamique dans ce complexe hospitalier, le plus grand du territoire, et à ses abords, et avoir arrêté "plus de 300 suspects".
 
Un nouveau bilan de 31.923 morts
 
Le ministère de la Santé du Hamas a annoncé mercredi un nouveau bilan de 31.923 personnes tuées dans la bande de Gaza depuis le début de la guerre entre Israël et le mouvement islamiste palestinien.

Le dernier bilan comprend au moins 104 décès au cours des dernières 24 heures, selon un communiqué du ministère, qui ajoute que 74.096 personnes ont été blessées à Gaza depuis le début de la guerre, lorsque des commandos du Hamas ont attaqué Israël le 7 octobre.

Les ONG et les agences de l'ONU ne cessent de tirer la sonnette d'alarme sur le risque imminent de famine dans le territoire palestinien, en particulier dans le nord, difficilement accessible et où vivent actuellement plus de 300.000 personnes.

"Cent pour cent de la population" de Gaza se trouve "dans une situation d'insécurité alimentaire grave", a affirmé mardi le secrétaire d'Etat américain, attendu mercredi en Arabie saoudite puis jeudi en Egypte.

Selon les agences de l'ONU, plus de 1,1 million de personnes à Gaza, soit environ la moitié de la population, vivent dans une situation alimentaire "catastrophique", proche de la famine.
 
« Nous ne faisons plus la différence entre le tonnerre et les bombardements »
 
"En fait, toute la population de Gaza dépend aujourd'hui de l'aide alimentaire, mais plus de la moitié de la population vit aujourd'hui dans ce que l'on appelle un +niveau de faim critique+", a déclaré mardi Philippe Lazzarini, le commissaire général de l'agence de l'ONU pour les réfugiés palestiniens (Unrwa).

Le "principal obstacle" à l'entrée de l'aide humanitaire à Gaza "est l'absence de volonté politique", a-t-il ajouté.

Depuis le début de la guerre, Israël a imposé un siège complet à la bande de Gaza et inspecte toute l'aide, ce qui a pour effet de réduire le nombre de camions entrant dans le territoire, essentiellement par Rafah depuis l'Egypte.

Face à l'urgence humanitaire, plusieurs pays organisent des parachutages et ont ouvert un couloir maritime depuis Chypre, mais tous soulignent que ces voies d'approvisionnement ne peuvent se substituer aux routes terrestres.

A Rafah, la situation humanitaire désastreuse est encore aggravée par les pluies diluviennes qui se sont abattues mardi, inondant les campements de déplacés.

"Nous ne faisons plus la différence entre la pluie, le tonnerre et les bombardements. Les enfants criaient de peur. Nous avons été submergés par l'eau de pluie et nos affaires ont été trempées", a raconté à l'AFP Oum Abdoullah Alwan, une femme déplacée de Jabaliya, dans le nord de la bande de Gaza, installée sous une tente avec 14 membres de sa famille.

Un autre massacre israélien lors d’une distribution d'aide à Gaza

Un bombardement israélien contre les comités populaires supervisant la distribution de l'aide a tué 23 Palestiniens et fait plusieurs blessés, ce mardi soir, au rond-point Koweït, dans la ville de Gaza.

L’agence de presse officielle palestinienne Wafa a fait savoir qu'"au moins 23 citoyens sont morts et plusieurs autres ont été blessés, mardi soir, lors d’un raid lancé par l’aviation israélienne contre un rassemblement de citoyens au rond-point Koweït dans la ville de Gaza".

Ce n'est pas la première fois qu'Israël cible des convois humanitaires à Gaza. En février dernier, les forces israéliennes ont ouvert le feu sur des centaines de Palestiniens, alors qu'ils se rassemblaient au sud de la ville de Gaza pour recevoir de l'aide humanitaire dans l'avenue Al-Rashid, dans ce qui a été appelé depuis, le "Massacre de la farine", qui avait fait 118 morts et 760 blessés, selon le ministère de la Santé de la Bande de Gaza.

L’agression israélienne a provoqué le déplacement interne de 85% de la population de Gaza, en raison de graves pénuries de nourriture, d’eau potable et de médicaments, tandis que 60% des infrastructures de l’enclave ont été endommagées ou détruites, selon l’ONU.

Israël est accusé de génocide devant la Cour internationale de Justice (CIJ). Une décision provisoire rendue en janvier a ordonné à Tel-Aviv de mettre fin aux actes de génocide et de prendre des mesures pour garantir que l'aide humanitaire soit fournie aux civils de Gaza.



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