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Maroc-Kenya : Diplomatie rodée ne craint pas les dérobades


Rédigé par Majd EL ATOUABI le Jeudi 15 Septembre 2022



Maroc-Kenya : Diplomatie rodée ne craint pas les dérobades
Malgré son retrait, quelques heures après sa publication, pour des raisons qu’on ignore toujours, le Tweet de William Ruto, par lequel il a annoncé la décision de son pays de révoquer sa reconnaissance de la pseudo RASD, constitue une retentissante victoire pour le Maroc. Quel qu’en soit le dénouement, l’annonce du Président kenyan, au lendemain de sa cérémonie d’investiture où Brahim Ghali a été reçu en grande pompe, est d’ores et déjà une humiliation mémorable pour le Polisario et ses parrains algériens.

Cette annonce s’inscrit dans une tendance générale à l’échelle continentale et internationale où la toile d’alliances et de reconnaissances, tissée et monnayée par l’Algérie en faveur de la RASD, semble s’effilocher à vue d’oeil. Elle dévoile de manière flagrante l’inanité d’une «cause» imaginaire, bidouillée au milieu des années 1970 dans les laboratoires de la junte militaire algérienne, dans l’unique objectif de contrarier le développement du Maroc et son émancipation en tant que puissance régionale.

Fort d’une diplomatie agissante et offensive sous la conduite éclairée de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, le Maroc oppose désormais à la stratégie algérienne des chèques et des valises de pots-de-vin, une riposte diplomatique transverse et multiforme où le soft-power du Royaume en matière économique, culturelle, religieuse et sécuritaire, agit comme un ciment stabilisateur, garant de la pérennité des alliances.

Dans ce sens, et en dépit de la possibilité d’une énième volte-face, à l’image de celles de la Colombie et du Pérou, qui reste plausible au vu du passif du Kenya en matière de reconnaissance (2005 et 2014) et de retraits de reconnaissance de la RASD (2007), le Tweet de Ruto est annonciateur de profonds chamboulements concernant cette question au niveau continental. Pays leader de la Corne de l’Afrique, bastion traditionnel et allié inconditionnel des thèses séparatistes au sein des instances africaines aux côtés de l’Algérie et de l’Afrique du Sud, le Kenya, qui faisait office jusqu’à récemment de citadelle imprenable, semble depuis un certain temps vaciller, douter et sur le point de définitivement se rétracter.

Pas plus loin que février 2022, à la faveur de sa présidence tournante du Conseil de Paix et de Sécurité (CPS) de l’UA, c’est ce pays qui avait essayé d’imposer le dossier du Sahara dans le calendrier de cette instance stratégique qui va changer de présidence en décembre. Que son nouveau Président affirme dans un Tweet qui, lui, n’a pas été supprimé, que la question du Sahara relève de la compétence exclusive des instances onusiennes à la veille de la tenue de la traditionnelle réunion d’octobre du Conseil de Sécurité de l’ONU sur le renouvellement du mandat de la MINURSO, constitue déjà et en lui-même un tournant majeur.




Majd EL ATOUABI



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