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Culture

MAGAZINE : Séisme et audiovisuel, le CSCA claque la bise


Rédigé par Anis HAJJAM le Dimanche 1 Octobre 2023

Le Conseil supérieur de la communication audiovisuelle vient de s’exprimer sur la couverture du séisme d’Al-Haouz. Son constat dithyrambique à l’endroit des radios et des chaînes de télévision monitorées est sans appel. En voici quelques aspects et des rappels de faits venus d’ailleurs.



Les présences marathoniennes de Sanaa Rahimi à l’antenne de 2M ont fini par capter un public de plus en plus nombreux à l’acclamer sur les réseaux sociaux.
Les présences marathoniennes de Sanaa Rahimi à l’antenne de 2M ont fini par capter un public de plus en plus nombreux à l’acclamer sur les réseaux sociaux.
Le Maroc, nation à plusieurs spécificités culturelles, est un pays qui ne se rend pas. Il avance en déblayant, s’arrête pour comprendre, se déploie en sachant où il met les pieds. Il prend son temps en scrutant ce qui s’offre à lui. Si au rugby la passe-arrière est la meilleure pour aller de l’avant, le royaume prend ce code d’attaque pour un élan d’approche qui se transforme en éclats de rires dès qu’un certain voisin vocifère sa haine. Nous détectons, loin de ce pays si proche, que la compassion est de mise. Et puis voilà : ce voisin -douloureusement limitrophe- se retrouve dans un espace de dérision, dans une pièce tragi-comique. Cette compassion est aussi large qu’humaine. Ses auteurs sont des citoyens du monde.

Ils sont là, éloignés ou proches, concernés ou non, solidaires à tous les étages. Le Maroc qui fait preuve d’une communion exemplaire, écoute dans la sérénité battre leurs cœurs. Cela s’érige en leçons, à mille lieues du venin déversé par une presse française aux ordres, celle qui se pose, sans vergogne, la question : « Le Maroc peut-il s’en sortir sans l’aide de la France ? » En ces temps où l’Hexagone souffre de mille maux (tueries à la kalachnikov, pédophilie, harcèlements en tous genres, suicides d’enfants, exactions policières, situation catastrophique dans les Outremers…), son actuel président veut jouer au philanthrope et se retrouve misanthrope. Pendant ce temps -ou au lendemain de ces pesantes élucubrations-, le Conseil supérieur de la communication audiovisuelle (CSCA) se fend d’une note exhaustive rappelant l’action des différentes radios et chaînes de télévisions marocaines, étatiques ou privées, face à cette catastrophe NATURELLE : « Le CSCA a relevé que Haut du formulaireles radios et les chaînes de télévision monitorées ont fait preuve d’une grande vigilance en matière de respect des obligations prévues par leurs cahiers des charges.

A titre d’exemple, les chaînes de télévision ont veillé à ne pas montrer d'images choquantes ou voyeuristes de cadavres sous les décombres ou de dépouilles des victimes lors des enterrements. Des précautions ont été prises pour éviter de réexposer les enfants et les mineurs aux mêmes conditions difficiles qu'ils ont vécues lors du tremblement de terre. Globalement, les images montrées n’ont représenté aucune atteinte à la dignité des personnes victimes de la catastrophe. La présomption d'innocence a été respectée dans les contenus audiovisuels consacrés à l’information et la critique de certaines activités illégales présumées commises par des individus en rapport avec le séisme et ses conséquences sur le terrain », dit le Conseil. Cela se passe au Maroc, un pays frappé par un gros séisme et dont les sinistrés sont secourus et accompagnés essentiellement par leur Maroc. Ce Maroc qui ne se rend pas.                             
      
Réconciliation et compréhension

Autrement -pour d’autres, outrageusement-, ce pays qui enlace sa population à bras-le-cœur (quoique de nettes inégalités persistent), rêve d’aller encore plus de l’avant. L’actuelle épreuve est une fenêtre qui s’ouvre sur le jardin de la réconciliation, de la compréhension.

Ce que les médias (sérieux) marocains montrent depuis le funeste 8 septembre est un thermomètre qui n’est pas appelé à se casser. Il n’y a qu’à se fier à cet autre constat du CSCA : « On a estimé que la mobilisation des médias audiovisuels en matière de diffusion d'informations fiables est susceptible de contribuer à atténuer le sentiment de peur et d’anxiété dû au traumatisme psychologique lié aux pertes humaines et matérielles causées par le séisme. En temps de crise, de catastrophe et de peur collective, il est usuellement recommandé que les médias diffusent des contenus permettant de rassurer le public sans préjudice pour la véracité des faits et le devoir d’informer en toute éthique.

Plusieurs reportages consacrés aux différents aspects du retour progressif à la vie normale (solutions d’hébergement, scolarisation des enfants, soins médicaux, achats des produits de première nécessité, réparation des routes et des sentiers de montagne, etc.) sont susceptibles d’atténuer les effets de la peur et de l’angoisse collective et individuelle. » Reconstruire matériellement, psychologiquement.    
 
                                                                                                  Anis HAJJAM



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