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Actu Maroc

Lutte contre la corruption : Les citoyens appelés à dénoncer les élus impliqués


Rédigé par Kawtar Chaat le Samedi 9 Octobre 2021

La société civile se mobilise contre la corruption. Afin de recueillir les éléments nécessaires concernant les personnes impliquées dans des actes de corruption, détournements de fonds et gaspillage de fonds publics, l’Association marocaine pour la protection des fonds publics (AMPBP) a lancé un groupe de communication, via une adresse email et un dispositif de réception d'appels. Détails.



Lutte contre la corruption : Les citoyens appelés à dénoncer les élus impliqués
Visant à lutter davantage contre les pratiques de corruption au Maroc, cette initiative est lancée en parallèle d'un travail similaire que l'AMPBP mène avec ses membres, dans une démarche participative qui implique tous les citoyens qui disposent d'informations utiles.
 
«Dans le cadre de son action de refus du retour de mis en cause à la gestion publique après les  élections du 8 septembre, et sur la base de rapports et de poursuites judiciaires existantes, l’ONG appelle les citoyennes et citoyens à prendre part  à la lutte contre la corruption et la dilapidation, de manière à centraliser les informations nécessaires aux futures démarches à prendre», indique l'organisation. 
 
Les personnes souhaitant fournir des informations sur les  cas de corruption ou de prévarication sont invitées à contacter l'organisation par e-mail (ampbpmaroc27@gmail.com), par téléphone (+212640858216) ou par WhatsApp. Ces derniers doivent remplir un tableau indiquant le nom du ou des accusés, la ville, la circonscription, l'auteur du rapport ou la décision de justice confirmant leur implication dans la corruption ou de défauts de gestion.
 
L'ONG s'est déjà concentrée sur la composante gestion publique locale, soulignant que  « certains programmes et politiques publiques axés sur le développement pour lesquels d’énormes fonds publics ont été alloués ont eu un faible impact, en raison de la prévalence de la corruption, des malversations, de la faiblesse de l’Etat de droit et de l’incapacité à activer le caractère obligatoire du principe de la reddition des comptes ».
 
 «La mise en œuvre de programmes orientés vers le développement ne peut être confiée qu’à des institutions qui adhèrent aux règles de gouvernance, de transparence et d’égalité, dirigées par des responsables compétents, intègres et crédibles, car soumis dans leurs fonctions à la règle de droit», a insisté l'AMPBP.