Menu
L'Opinion
Lire GRATUITEMENT notre journal en PDF
L'Opinion
Facebook
Twitter
YouTube Channel
Instagram
LinkedIn

Actu Maroc

Le Maroc songe à un nouvel emprunt auprès du FMI.


Rédigé par Anass Machloukh le Vendredi 4 Décembre 2020

Au moment où le Maroc peine à se dégager de la récession due à la crise du Covid-19, le Royaume pourrait recourir à nouveau au FMI pour obtenir une nouvelle ligne de crédit, après avoir contracté 3 milliards de dollars pour financer la gestion de la crise sanitaire.



Dès le début de la pandémie, l’endettement extérieur fut un recours indispensable pour le Maroc afin d’amortir le choc de l’arrêt brutal de l’activité et financer la gestion de la crise sanitaire et également la stratégie de relance. Les effets économiques de la pandémie paraissent d’autant plus durs que le Maroc songe réellement à renforcer son endettement auprès des institutions financières internationales, et notamment le Fonds monétaire international (FMI) dont il a obtenu 3 milliards de dollars, en avril dernier, en plus de 200 millions de la Banque mondiale et 1,7 millions de dollars de l’Union européenne.

Selon l’agence Bloomberg, le gouvernement entend réactiver la ligne de crédit obtenu en 2012, qui semble avoir l’aval de la commission des finances au Parlement, dont une source a indiqué que le ministère des finances est bien conscient de la nécessité de cette décision. Laquelle pourrait être soutenue par le Parlement. Toutefois, cette hypothèse d’un nouvel emprunt est encore en cours d’examen sachant que ni la date ni le montant ne sont connus, jusqu’à présent.

En effet, un nouvel emprunt serait destiné à atténuer les effets de la pandémie à long terme, étant donné que le Royaume est confronté à une conjonction périlleuse d’une récession de plus de 7% et une sécheresse considérable qui risque de saboter la production agricole. En outre, les perspectives de relance sont encore nébuleuses vu que le département de Mohammed Benchâboun ne prévoit que 4,8% de reprise de la croissance, l’année prochaine. Une performance loin de compenser les pertes infligées par la pandémie dans les deux années qui viennent.

Par ailleurs, un nouveau recours aux prêts du FMI ne manquerait pas de réveiller les craintes d’un débordement de la dette extérieure suite à la décision gouvernementale de la déplafonner. Le niveau de l’endettement du Trésor devrait passer à environ 75% du PIB selon les estimations, tandis que la dette publique globale s’approche de 90%. 

Rappelons que le Maroc a obtenu en 2012, une ligne de crédit auprès du FMI, après la visite de la présidente de l’époque Christine Lagarde au Maroc. Il s’agit d’un mécanisme de stabilité financière qui permet au Royaume de faire face aux chocs extérieurs de quelque nature que ce soit.