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Actu Maroc

Le Maroc réitère son attachement à la Convention sur les mines anti-personnel


Rédigé par A.M le Lundi 23 Novembre 2020

Le Royaume, par la voix de son représentant à Genève, réaffirme sa disposition à respecter les principes de la Convention sur l’interdiction des mines anti-personnel.



Omar Zniber, représentant permanent du Maroc auprès de l'Office des Nations Unies à Genève
Omar Zniber, représentant permanent du Maroc auprès de l'Office des Nations Unies à Genève
Malgré les impératifs de défense qu’impose le conflit artificiel sur le Sahara, le Maroc demeure fortement attaché aux principes fondamentaux du droit humanitaire et en particulier à la Convention sur les mines anti-personnel. C’est ce qu’a assuré Omar Zniber, ambassadeur permanent du Maroc auprès de l'Office des Nations Unies à Genève.

Convention d’Ottawa : une priorité nationale

Lors du débat général de la 18ème Réunion des Etats Parties à la Convention sur les Mines Antipersonnel, tenue dans le courant de la semaine dernière à Genève, le représentant marocain a précisé que le Maroc participe activement à toutes les réunions de la Convention, aussi bien par ses Forces Armées Royales, qu’avec les experts de différents départements et la société civile.

En outre, bien que Royaume ne soit pas encore membre de la Convention d’Ottawa sur les mines antipersonnel, M. Zniber a fait savoir que l’adhésion à celle-ci demeure une priorité nationale. "Elle sera honorée aussitôt le différend régional artificiel sur le Sahara marocain dûment résolu", a-t-il indiqué.

Dans le contexte du différend sur le Sahara, le Maroc ne ménage pas d’efforts pour respecter ses engagements internationaux en la matière. M. Zniber a rappelé les efforts entrepris par les autorités marocaines depuis 1975 et dans le cadre de l’Accord signé avec la MINURSO en 1999, relatif à l’échange d’information, le marquage des zones de mines, le déminage et la destruction des mines et des restes non explosés.

Le Royaume engagé dans l’effort de déminage

En effet, le Royaume a procédé au déploiement de 377 détachements de déminage dans la période 2014-2020, a affirmé M. Zniber qui a rappelé que 13 modules de déminage sont installés sur le terrain en permanence. En outre, 964 interventions d’urgences ont été réalisées au cours de cette même période. Ces opérations ont permis d’éliminer la menace sur une superficie de 5763,88 km², en découvrant et neutralisant 96.758 mines terrestres dont 49.336 mines antipersonnel et 21.035 restes explosifs de guerre, a-t-il mis en évidence.

En parallèle, le Royaume réalise des campagnes de sensibilisation sur les risques des mines et restes explosifs de guerre, dans les provinces du Sud, a souligné l’ambassadeur marocain, ajoutant que cela se fait en coopération avec le Croissant Rouge Marocain, le Comité International de la Croix Rouge, et un grand nombre d’acteurs de la société civile. 83.545 personnes dont 47,6% de femmes et 52.910 enfants en ont bénéficié, a conclu M. Zniber.

Repères

Mines antipersonnel : la responsabilité du Polisario
L’ambassadeur permanant du Maroc aux Nations Unies à Genève a mis en avant la responsabilité du front séparatiste dans la prolifération des mines antipersonnel dans la région du Sahara depuis le début du conflit artificiel. "Sur la période de 1975 à aujourd’hui, un nombre important de victimes, s’élevant à 2692, est à déplorer, dont 813 décès, du fait des mines posées de manière anarchique par les milices séparatistes dans nos provinces du Sud", a-t-il fait remarquer, rappelant que le Maroc accorde une assistance complète aux victimes.

Convention d’Ottawa : plusieurs pays n’en font pas parties 
La Convention d’Ottawa est l’un des traités internationaux de contrôle et de limitation des armements. Elle interdit l'acquisition, la production, le stockage et l'utilisation des mines antipersonnel. Signée le 18 septembre 1997 et entrée en vigueur en 1999, elle compte 162 Etats parties. Le Maroc ne l’a pas encore signé, en raison du conflit du Sahara et de la menace du front séparatiste du Polisario. Il en est de même pour les Etats-Unis, la Russie et la Chine. Pour autant, le Royaume l’applique de facto et demeure attaché à ses principes.

  


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