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Actu Maroc

Laftit exige la numérisation des services dans les collectivités territoriales


Rédigé par Achraf EL OUAD le Mercredi 27 Octobre 2021

Dans une correspondance adressée aux gouverneurs, aux walis, aux employés des arrondissements et communes, ainsi qu’aux présidents des conseils des collectivités territoriales, le ministre de l’Intérieur, Abdelouafi Laftit, a appelé à accélérer le processus de numérisation des procédures et des services des collectivités territoriales.



Le ministre de l’Intérieur a souligné la nécessité de généraliser l’utilisation des plateformes et applications numériques, qui sont ou seront, dans les prochains mois mises à la disposition des collectivités territoriales, de respecter les délais légaux, et de prendre toutes les mesures nécessaires pour leur mise en œuvre.
 
Il s’agit d’un certain nombre de plateformes, dont « Rokhssa/Licence » pour l’octroi de licences dans le domaine de la construction, la plateforme « Majaliss » qui permet la gestion et le suivi des séances des Conseils des collectivités territoriales, et la plateforme « Watiqa » qui permet le dépôt des demandes et la réception de documents relatifs à l’état civil, ainsi que le portail des plaintes, le portail d’information, le système GID (gestion intégrée des dépenses), la plateforme relatif aux budgets, le système GIR (gestion intégrée des revenus), la plateforme relative aux prélèvements…etc.
 
Malgré la formation et le soutien technique dont les employés concernés ont bénéficié, il a été remarqué, selon Laftit, que certaines collectivités territoriales ne sont toujours pas impliquées dans le processus de numérisation, notant que les délais réguliers ne sont pas respectés dans de nombreux cas, et ce malgré la mise en fonction de ces plateformes et applications numériques.
 
A titre d’exemple, le délai moyen dans certaines collectivités pour la délivrance des permis de construire varie entre 50 et 110 jours, ce qui est incompatible avec la loi relative à la simplification des procédures administratives. Laftit a également exprimé son inquiétude quant aux délais de remise des décisions administratives précisant que les services ne peuvent dépasser un délai maximal de 60 jours pour traiter et rendre ces décisions.
 
Par ailleurs, Laftit a souligné que le non-respect des délais légaux pour la délivrance des licences ou la fourniture de services contribue au mécontentement des citoyens et constitue un obstacle au renforcement de la confiance entre l’administration et les citoyens, ce qui est un des piliers les plus importants du programme gouvernemental, et des orientations stratégiques fixées par le Nouveau Modèle de Développement.