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Edito & Chronique

La fable du quotient et du pleurnichard


Rédigé par ​Anass MACHLOUKH le Mercredi 31 Mars 2021


La fable du quotient et du pleurnichard

Encore une fois, la formation politique à la tête du gouvernement use et abuse du registre victimaire pour alimenter le buzz et attirer les regards sur elle à l’approche des élections. Au lieu de façonner et d’énoncer un programme politique digne de ce nom, le PJD, qui avait été élu en 2011 puis en 2016 sur la base de simples slogans, ressort son antienne sur les crocodiles et les démons. 

Mais dans la version 2021, les «Storytellers» Pjdistes évitent soigneusement de puiser dans le bestiaire favori de Benkirane pour alimenter leurs fables, s’aventurant cette fois-ci dans le registre technico-électoraliste. Le point focal de leur rengaine victimiste étant désormais le fameux quotient électoral dont la réforme est présentée par le parti de la lampe comme un énième complot contre son infini pouvoir de séduction et sa fabuleuse capacité à fédérer les masses et à rafler leurs votes. 

Mais si, en 2011 et en 2016, les «frères» partaient avec l’avantage d’une virginité immaculée pour le premier scrutin et légèrement entamée pour le deuxième, ce qui les a jusqu’ici dispensés de cette laborieuse «formalité» à laquelle s’astreignent l’ensemble des partis politiques du pays, qu’est la présentation d’un programme politique, ce ne sera plus le cas en cette année 2021 où leur bilan est connu de tous. 

Que faire alors face à l’absence d’idées et de cerveaux ? La réponse, El Othmani & Co semblent l’avoir trouvée dans le quotient électoral érigé en alibi structurel et en mur des lamentations sur lequel sont désormais déversés leurs sanglots en hectolitres. 

Au lieu donc d’échafauder un programme politique digne de l’intelligence des Marocaines et des Marocains, nos gouvernants Pjdistes choisissent une énième fois la posture accommodante de la victime expiatoire. Une posture qui présente le double avantage d’éviter de travailler, tout en justifiant auprès des ouailles des difficultés électorales annoncées.


Anass MACHLOUKH

 

  



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