Menu
L'Opinion L'Opinion
Lire GRATUITEMENT notre journal en PDF
L'Opinion
Facebook
Twitter
YouTube Channel
Instagram
LinkedIn

Edito & Chronique

L'Opinion : Paysage après le Covid…


Rédigé par Abdallah BENSMAÏN le Mercredi 23 Juin 2021


L'Opinion : Paysage après le Covid…
Nous n’en sommes pas encore à l’heure des bilans, mais le paysage d’après la bataille contre le Covid devrait être sinistré… Aucun secteur d’activité n’ayant échappé au désastre, il faudra du temps pour retrouver des manifestations pleines et entières, dans la culture, par exemple. La reprise est lente et rien ne semble indiquer qu’elle devrait s’accélérer à court terme. Les signes de la pandémie sont toujours présents et des foyers apparaissent sans prévenir, sous des formes diverses et parfois inconnues. Si tôt le mal connu qu’une mutation vient réduire les efforts de sortie de crise et laisse planer des incertitudes sur l’environnement sanitaire, assaini, certes, mais livré à l’imprévisibilité des variants. Cette crainte devrait avoir son impact psychologique durant longtemps encore. A un niveau individuel, d’abord, institutionnel, ensuite. Le spectateur se fera longtemps attendre dans les salles de cinéma, les galeries d’art, les gradins des stades, les festivals. Si les personnes, par mesure de prudence, garderont une certaine distance de rigueur, les institutions elles-mêmes veilleront à limiter les risques de propagation de masse du virus et de ses variants. La jauge en soi est déjà un facteur de blocage psychologique pour s’aventurer dans la foule des festivaliers, des supporters et même des salles de cinéma. Les regroupements suscités dans un cadre organisé ont disparu depuis quasiment une année et il n’est pas certain que les autorités prendront le risque à court terme d’ouvrir les barrières… seule exception à cette règle, les badauds de la médina et des marchés populaires qui se promènent, font leurs courses… comme si de rien n’était et qu’aucun danger ne planait sur la santé des uns et des autres. L’assouplissement des mesures de l’état d’urgence sanitaire tend à rendre une normalité à la vie en société, mais la crainte n’a pas disparu pour autant et les barrières psychologiques sont certainement les plus difficiles à lever.

  



Dans la même rubrique :
< >

Lundi 18 Octobre 2021 - 17:25 L'Opinion : Du sécuritaire à l’humanitaire

Dimanche 17 Octobre 2021 - 16:10 L'Opinion : Le défi malien