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Edito & Chronique

L'Opinion : Les industries culturelles frappées au coeur


Rédigé par Abdallah BENSMAÏN le Jeudi 16 Avril 2020


Silence, mais le mot « Action » ne retentira pas dans les studios de Ouarzazate. La production cinématographique est à l’arrêt. Plus aucun projet de film n’est en cours de tournage. Aucun cinéaste ni acteur n’a plus franchi les murs de ses studios depuis le bouclage des frontières, la suspension des vols entre pays et la mise en confinement de la population mondiale.

La cohue pittoresque des figurants des superproductions tournées au Maroc, comme Gladiator, va manquer à Ouarzazate, une ville qui vit de cinéma et de tourisme professionnel. Frappée au coeur l’industrie cinématographique qui génère, avec les productions étrangères seulement, plus de 650 millions de dirhams, n’est pas la seule victime de la pandémie Covid 19.

Le bruit des machines d’imprimerie ne se fait plus entendre. Plus aucun livre, aucune publication n’est en production. Les studios d’enregistrement ont débranché les micros, le tournage de spots publicitaires a cessé… Le brigadier ne frappe plus le plancher des salles de théâtre de ses 3 coups annonçant l’entrée des comédiens et la levée de rideaux.

Le grand charivari des festivals de musique, comme Mawazine, Timitar et Gnawa, se fera regretter, probablement, du moins cette année par ses dizaines de milliers de spectateurs.

Le secteur des industries culturelles au statut éparpillé, principalement entre ministère de la Culture ou le mort-vivant ministère de la communication, rétrogradé au rang de département, emploie des dizaines de milliers de personnes, dont une large proportion n’est pas déclarée à la Cnss. Des pans entiers, déjà étouffés par les retards de payement, auront du mal à se relever sans un soutien actif de l’Etat. Le défi sera d’abord financier : le reste suivra, selon un avis partagé par les milieux professionnels des industries culturelles.

Abdallah BENSMAÏN

  



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