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Edito & Chronique

L'Opinion : La fluctuation de la notion de distance en ces temps de Coronavirus


Rédigé par Ahmed NAJI le Lundi 17 Août 2020


L'Opinion : La fluctuation de la notion de distance en ces temps de Coronavirus
La notion de proximité recouvre enfin ses lettres de noblesse avec cette crise du Coronavirus. Elle a amené, par exemple, les responsables de la Santé publique à accorder plus d’attention aux petites infrastructures hospitalières, celles qui sont les plus accessibles partout aux citoyens. 

Il est vrai que c’est surtout en raison du débordement des grands hôpitaux et même ceux de campagne, suite à l’afflux massif des nouveaux cas d’infection au Sras-cov2. Mais à quelque chose malheur pourrait ainsi être bon. Il se pourrait, en effet, que cette pression déclenche le déclic tant espéré dans l’esprit des décideurs publics, plus ambitieux de grands ouvrages aux inaugurations médiatiquement plus spectaculaires et électoralement plus attractifs, sur la notion de développement humain. Quand le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) avait commencé à publier son classement mondial du développement humain, que de voix ne s’étaient élevées à l’époque pour dénoncer le rang peu glorieux du Maroc. Avant que ne se fasse la prise de conscience que de grandes infrastructures et des services sociaux de qualité concentrés dans quelques grandes cités laissaient une bonne partie de la population en arrière plan. 

D’où la fameuse Initiative Nationale pour le Développement Humain (INDH), dont les ressources ont été essentiellement allouées à des infrastructures et services sociaux de proximité. Normalement, c’était là un majeur changement de paradigme qui devait transformer de manière radicale la manière même de concevoir les politiques gouvernementales. La pandémie du Coronavirus a révélé que tel ne fut pas le cas. Jusqu’à présent, l’accès aux services sociaux de base est plus aisé dans les grandes agglomérations que dans les petits patelins. 

Le recours à la mode à l’exercice des activités à distance via Internet (télétravail, téléenseignement…) ne doit pas faire oublier que l’Etat aura toujours besoin d’assurer une présence physique de proximité au bénéfice de tous les citoyens.

Ahmed NAJI

  



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