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Edito & Chronique

L'Opinion : Électrique, le parent pauvre du marché automobile


Rédigé par Amine ATER le Dimanche 9 Janvier 2022


L'Opinion : Électrique, le parent pauvre du marché automobile
Après un exercice 2020 dans le rouge, la vente de véhicules automobiles neufs a renoué avec la croissance en 2021. Enregistrant un regain d’activité de 5,7%, le marché automobile semble avoir profité de la reprise d’activité amorcée lors de la seconde moitié de l’exercice précédent.

De bons résultats qui pour l’heure se limitent au segment « classique » des véhicules thermiques, alors que celui de l’électrique reste cantonné à une part de marché de 3,2%. L’on ne peut ainsi parler pour l’heure de transition écologique dans le marché automobile locale. Et ce, bien que la vente des véhicules à motorisation alternative ait enregistrée, en 2021, une progression de 145%. Cette performance se limite aux modèles hybrides avec 4.196 ventes contre 267 pour les électriques.

Des chiffres qui renseignent sur le chemin qu’il reste à parcourir pour le segment qui reste très loin des tendances qu’il enregistre sous d’autres cieux, à l’image des 20% de parts de marché qu’il concentre en Europe.

Une situation qui s’explique par la rareté de l’offre, la plateforme industrielle marocaine ne produisant pour l’heure qu’un seul modèle destiné à l’import comme au marché local, la Citroën Ami (assemblée à Kénitra). Le manque d’attractivité des véhicules électriques s’explique également par des tarifs prohibitifs pour le pouvoir d’achat moyen et des mesures incitatives insuffisantes pour contrebalancer la cherté des modèles disponibles, sans oublier la lenteur des procédures au moment de passer commande.

S’y ajoute, un réseau de bornes de recharge peu développé, 80 unités en tout et pour tout, réparties sur l’axe Tanger-Marrakech et dont le tiers serait hors d’usage. Le peu d’attrait des Marocains pour l’électrique ne serait donc pas dû à une barrière « idéologique », mais à une offre mal calibrée à leurs habitudes de consommation. Reste à savoir, si l’implantation programmée du géant chinois BYD et le renforcement des mesures incitatives pourront renverser la tendance et mettre sur les rails un segment appelé à remplacer, à long terme, celui des véhicules thermiques.


Amine ATER

  



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