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Edito & Chronique

L’Opinion : Abdellatif Jouahri et la relance…


Rédigé par Anass MACHLOUKH le Dimanche 29 Novembre 2020


L’Opinion : Abdellatif Jouahri et la relance…
Dans une scène pour le moins inhabituelle, le Gouverneur de Bank Al-Maghrib (BAM) s’est réuni avec les députés de la Commission des Finances au Parlement dans l’objectif d’expliquer et surtout rassurer sur la lourde récession que traverse le Royaume.

Abdellatif Jouahri, financier chevronné, ancien ministre des Finances, aguerri par les épreuves douloureuses qu’a connues le Maroc pendant les années de sécheresse et d’ajustement structurel imposé par le FMI, a fait preuve d’une sincérité que l’on voit rarement chez les responsables publics, surtout durant les conjonctures sinistrées. Franc comme l’osier, le wali de BAM était percutant dans ses propos, rappelant que l’économie évolue dans le brouillard et que le sentiment qui règne dans les esprits des dirigeants des Etats, des organisations internationales et des opérateurs économiques, est «l’incertitude». Un constat dur à entendre, mais redoutablement vrai !

Faute de précision, les députés, tout comme l’opinion publique, sont sortis, au terme de cette réunion, avec la conclusion que le Maroc ne pourra prétendre à la relance économique qu’à partir de 2023, alors quele Gouverneur de la Banque centrale faisait allusion à la relance de l’économie mondiale. Néanmoins, il a été très clair sur la formule de la relance, «le gouvernement, le parlement et les établissements publics et privés doivent se mettre d’accord sur les priorités et les mesures urgentes». Ce qui relève de l’évidence du fait que la convergence des paradigmes permettra de booster le rythme des réformes et laisser place à de nouvelles qui pourront consolider la résilience économique du pays.

L’amélioration de la compétitivité des entreprises marocaines est également de mise, surtout face à une concurrence internationale de plus en plus agressive. Pour ce faire, nul besoin d’argumenter que les banques se doivent d’être plus souples dans l’octroi des crédits. Après tout, si elles ne lâchent pas du lest dans la conjoncture actuelle, où le tissu économique s’effondre comme un château de cartes, la relance restera une vision de l’esprit.

Anass MACHLOUKH

  



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