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L’Humeur : Les petits larcins d’un futur grand


Rédigé par Anis HAJJAM le Dimanche 18 Septembre 2022



L’Humeur : Les petits larcins d’un futur grand
Quoique bien né, l’adolescent Jean-Luc Godard se découvre un curieux hobby. Une pratique qu’il développe au fil des années. Ce passe-temps a un nom : le vol. Il vole tout et tout le monde, avec une préférence pour sa famille et ses proches. Le milieu professionnel n’y échappe pas non plus. Il se sert dans une bibliothèque et revend son butin au Pont-Neuf parisien. Il chaparde des livres au domicile de son grand-père qu’il refourgue à la librairie Gallimard.

Cette manie le poursuit jusqu’en 1952 où il choure la caisse du magazine « Les Cahiers du cinéma » où il collabore et celle du café de la Comédie géré par les parents de son pote Charles Bitsch, critique de cinéma et réalisateur. Il remet le couvert en 1953 à la télévision suisse alémanique où il évolue comme cadreur, poste que lui déniche son père.

Seulement, là ça ne rigole plus. Détrousser une honorable entreprise helvétique, cela débouche sur la dénonciation. Godard passe quelques jours en prison. La même année, son père l’interne dans un hôpital psychiatrique suite à un nouveau larcin, histoire d’échapper à un internement judiciaire.

Cette triste (amusante ?) habitude est immortalisée dans « A bout de souffle », son premier long métrage sorti en 1960. On y voit Michel Poiccard soulager sa copine Liliane de quelque sous pendant qu’elle se change. Gros clin d’oeil à l’époque où le futur réalisateur se faisait un réel plaisir à s’occuper des poches de ses proches. Comme quoi, un vilain petit canard peut se transformer en un génie absolu.



Anis HAJJAM



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