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Monde

L’Europe ravagée, les Etats-Unis paniqués, la Chine apaisé

Covid-19


le Mercredi 1 Avril 2020

Le bilan de l’épidémie a dépassé 37.000 morts dans le monde, 11.000 en Italie et 3.000 aux Etats-Unis. Pékin annonce la fin de l’épidémie sur son territoire.



L’Europe ravagée, les Etats-Unis paniqués, la Chine apaisé
Aux Etats-Unis, qui recensent de loin le plus grand nombre de cas confirmés (163.000 et plus de 3.000 morts depuis lundi), c’est la mobilisation générale.

Un navire-hôpital de mille lits est arrivé à New York, épicentre de l’épidémie, pour désengorger les hôpitaux de la mégalopole. Des hôpitaux provisoires ont aussi été érigés dans un centre de conférences ou sous des tentes montées en plein Central Park.
 
«Le virus a un temps d’avance sur nous depuis le premier jour», a déclaré lundi le gouverneur de l’Etat de New York, Andrew Cuomo. Le maire Bill de Blasio a souligné que sa ville avait besoin, rien que pour tenir la semaine, de quelque 400 respirateurs artificiels et de renforts de personnel médical. En Louisiane et en Floride, dans l’Illinois et le New Jersey, la situation s’aggrave jour après jour. L’inquiétude grandit aussi dans le Maryland, au nord de la capitale fédérale Washing-ton: 67 pensionnaires d’une maison de retraite y ont été testés positifs, et le gouverneur de l’Etat, Larry Hogan, a évoqué «un scénario du pire».

Partout où sévit la maladie (Co-vid-19), on guette fébrilement le pic du taux de mortalité, annonciateur d’un reflux et d’un désengorgement des services de réanimation.

Le Covid-19 ravage l’Europe

En Europe, l’Italie est le pays qui enregistre le plus grand nombre de décès (11.500, pour près de 98.000 cas), même si le confinement commence à produire des résultats encourageants.

«Nous pouvons espérer atteindre le pic dans sept ou dix jours, puis, raisonnablement, une décrue de la contagion», a déclaré le vice-ministre de la Santé, Pierpaolo Sileri. Pour autant, les 60 millions d’Italiens devront patienter «au moins jusqu’à Pâques», le 12 avril, date jusqu’à laquelle le confinement a été prolongé.

Deuxième pays le plus touché au monde avec 7.340 décès, l’Espagne connaît un ralentissement continu du nombre de morts, laissant là aussi penser que le pic de l’épidémie approche.

En attendant, la vigilance prévaut et les autorités ont interdit les cérémonies funéraires, limitant à trois le nombre de participants à un enterrement.

En France, où plus de 3.000 personnes ont succombé au virus à l’hôpital, dont un pic de 418 en 24 heures, les soignants sont au bout du rouleau.

Plus de 3,4 milliards de personnes sont astreintes à rester chez elles, soit 44% de la population mondiale, un confinement pas toujours simple à faire respecter.

En Russie, Vladimir Poutine a appelé les quelque 12,5 millions de Moscovites à «prendre au sérieux» le confinement.

En Inde, les autorités tentent de juguler l’exode de centaines de milliers de travailleurs migrants, privés d’emploi par le confinement, qui tentent de regagner à pied leur village.

Dans les pays les plus pauvres, notamment en Afrique, l’application des restrictions vire parfois au casse-tête.

En Chine, plus que 3500 infectés

La Chine, où est apparu le virus pour la première fois, ne compte plus actuellement que quelque 3.000 cas de coronavirus. Le représentant du Comité d’État chinois pour la santé publique, Mi Feng a annoncé que les autorités de son pays ont réussi à arrêter la propagation du Covid-19 sur le territoire national chinois.

Selon les données officielles chinoises au 29 mars, la Chine compte actuellement 3.509 cas de coronavirus dont 693 cas importés de l’étranger. Le nombre total des personnes infectées dans ce pays depuis le début de l’épidémie a atteint 82.421.

Près de 75.500 personnes ont guéri et 3.300 sont décédées des suites de Covid-19.

Le coronavirus disparaîtrait-il ?

Par ailleurs, le directeur de l’Institut russe de parasitologie médicale, des maladies tropicales et transmissibles de l’université Setchenov de Moscou estime, dans une déclaration à une radio moscovite, que la maladie à coronavirus Covid-19 s’est trop largement répandue dans le monde pour disparaître sans laisser de traces.

Le nouveau coronavirus SARS-CoV-2 ne disparaîtra probablement jamais à la différence de la pneumonie atypique (SARS) parce qu’il a déjà touché la plupart des pays du monde, a déclaré Alexandre Loukachev.

«Il ne disparaîtra pas, il s’est déjà très largement répandu, il se transmet facilement, il est présent dans tous les pays du monde. Très probablement, ce virus restera avec nous pour toujours», a estimé le médecin. Mais la maladie à coronavirus Covid-19 peut devenir moins socialement dangereuse avec le temps, selon lui.

  


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