Il y a 82 ans, 66 illustres figures du Mouvement national apposaient leur signature au bas d’un Manifeste historique revendiquant, en pleine Seconde Guerre mondiale, l’indépendance du Maroc, faisant montre de courage politique destiné à ébranler la Résidence générale du protectorat français, alors subordonnée au régime de Vichy. Indépendance et démocratie constituaient les deux piliers de ce texte fondateur, qui a profondément bouleversé le cours du protectorat et ouvert la voie à l’émancipation du Royaume. Depuis cette étape fondatrice du Maroc moderne, le Royaume a pris son avenir en main, forgeant, souvent au prix d’efforts considérables, les piliers d’un projet national inclusif, destiné à offrir à toutes ses composantes – et en premier lieu à la jeunesse, véritable richesse du pays – les conditions d’une vie digne, épanouie et porteuse d’opportunités.
Certes, les crises mondiales successives et les aléas climatiques ont pesé sur les trajectoires de développement et freiné l’amélioration des conditions de vie de nombreux jeunes, mais le Royaume, fort d’une vision Royale résolument tournée vers l’avenir, s’apprête à écrire une nouvelle page porteuse d’espoir pour une génération en quête de perspectives. C’est dans cette dynamique que s’inscrit la « Charte du 11 janvier pour la jeunesse marocaine », présentée dimanche par les leaders du Parti de l’Istiqlal lors de meetings régionaux organisés dans plusieurs villes du Royaume et qui ambitionne de jeter les bases d’un nouveau contrat social, reconnaissant à la jeunesse une place centrale dans la construction du présent et de l’avenir du Maroc.
De l’éducation à l’emploi, en passant par la santé, le sport et les loisirs, le Royaume est désormais interpellé sur sa capacité à offrir à sa jeunesse des services à la hauteur de ses aspirations, de quoi restaurer la confiance d’une population qui exprime, parfois avec force, son désarroi et ses attentes. Une voie qui exige toutefois une implication politique et citoyenne accrue des jeunes, considérée comme une condition essentielle de la pérennité du projet démocratique.
Mais à quelques mois des élections, nous ne pouvons que rappeler que dans toutes les démocraties du monde, de tels projets ne sont portés que par des partis crédibles, indépendants et capables d’encadrer, de représenter et de porter réellement la voix de la jeunesse. L’Histoire en témoigne…






















