Tous les moyens, y compris la démission collective des instances ordinales, sont jugés bons pour dissuader la tutelle d’aller au bout de la réforme jugée attentatoire à l’indépendance de la profession. Le ministre ne compte rien lâcher dans cette nouvelle bataille qui s’annonce plus rude que les précédentes. Le bras de fer reste alimenté par la méthode. Alors que les robes noires exigent de tout remettre à plat, le ministre reste persuadé qu’il incombe au gouvernement et au législateur, de par leur légitimité démocratique, de légiférer en fonction de leur vision.
Du point de vue de la tutelle, la bataille des idées doit être menée à l’intérieur du Parlement à travers les amendements et les débats en commission. Ce que rejettent les barreaux qui veulent repartir à zéro, accusant Ouahbi de ne pas tenir les engagements pris lors des négociations. La réforme est tellement clivante qu’un compromis semble hors de portée pour l’instant, à moins que les deux parties fassent preuve de flexibilité. Deux philosophies radicalement opposées s’affrontent. La tutelle estime que la profession doit être plus strictement régulée, avec des conditions d’accès et un système de sanctions plus strictement définis, alors que les robes noires y voient une mise sous tutelle. Les barreaux gardent une vision très libérale, voire libertaire, de l’autonomie de la profession. Ce qui fait que la moindre intervention de l’Etat, même par voie législative, est aussitôt perçue comme un empiètement sur une liberté si chère.
Maintenant, le temps presse. Les avocats ont intérêt à se montrer plus malléables. Faute de compromis, la polémique risque de prendre encore des proportions inutiles, sachant que le projet de loi demeure amendable. Avec une majorité écrasante à l’Hémicycle, Ouahbi garde les leviers pour faire passer sa réforme. Mais celle-ci risque de passer sans débat de fond, sans apaisement.
À quelques mois de la fin du mandat gouvernemental, il est temps de privilégier la flexibilité pour ne pas gaspiller un temps précieux alors que d’autres réformes aussi vitales que le Code pénal restent à débattre
Du point de vue de la tutelle, la bataille des idées doit être menée à l’intérieur du Parlement à travers les amendements et les débats en commission. Ce que rejettent les barreaux qui veulent repartir à zéro, accusant Ouahbi de ne pas tenir les engagements pris lors des négociations. La réforme est tellement clivante qu’un compromis semble hors de portée pour l’instant, à moins que les deux parties fassent preuve de flexibilité. Deux philosophies radicalement opposées s’affrontent. La tutelle estime que la profession doit être plus strictement régulée, avec des conditions d’accès et un système de sanctions plus strictement définis, alors que les robes noires y voient une mise sous tutelle. Les barreaux gardent une vision très libérale, voire libertaire, de l’autonomie de la profession. Ce qui fait que la moindre intervention de l’Etat, même par voie législative, est aussitôt perçue comme un empiètement sur une liberté si chère.
Maintenant, le temps presse. Les avocats ont intérêt à se montrer plus malléables. Faute de compromis, la polémique risque de prendre encore des proportions inutiles, sachant que le projet de loi demeure amendable. Avec une majorité écrasante à l’Hémicycle, Ouahbi garde les leviers pour faire passer sa réforme. Mais celle-ci risque de passer sans débat de fond, sans apaisement.
À quelques mois de la fin du mandat gouvernemental, il est temps de privilégier la flexibilité pour ne pas gaspiller un temps précieux alors que d’autres réformes aussi vitales que le Code pénal restent à débattre





















