Cet effort d’investissement ne devrait pas peser sur l’endettement public, l’État s’étant engagé à réduire progressivement le ratio d’endettement à 65,8% du PIB en 2026, 64,9% en 2027, puis 64,1% en 2028. Pour ce qui est du déficit budgétaire, il devrait s’établir à 3% cette année.
Comment le gouvernement compte-t-il faire l’équilibre entre ces deux impératifs ? Jusqu’à aujourd’hui, la réforme fiscale et le renforcement des contrôles ont permis d’élargir l’assiette fiscale, laquelle devrait atteindre 363 milliards de dirhams en 2026, contre 301 milliards l’année précédente.
Mais cela ne suffit pas. Un autre levier a été développé par l’Exécutif ces dernières années, permettant de mobiliser, sur l’ensemble du quinquennat gouvernemental, près de 120 milliards de dirhams. Il s’agit des financements innovants.
Le mécanisme est relativement simple. L’État met à contribution son vaste patrimoine immobilier, composé notamment des locaux administratifs, des hôpitaux et d’autres services publics, en les cédant à des tiers au prix du marché, tout en continuant à les louer sur le long terme. Il s’agit d’une forme de lease-back, couramment pratiquée par les sociétés de financement.
L’État a ainsi cédé ces biens immobiliers pour 34 milliards de dirhams en 2025, principalement à des fonds de pension friands de ce type d’investissements de long-terme. Pour 2026, le montant à mobiliser est ramené à 20 milliards de dirhams, et devrait continuer à diminuer au cours des années à venir.
En effet, cette approche atteint inéluctablement un plafond, l’État ne pouvant vendre indéfiniment ses actifs, d’autant que l’ensemble des biens à sa disposition n’est pas exploitable commercialement. Si ce financement innovant a permis de répondre à un besoin ponctuel de mobilisation de l’investissement, d’autres leviers devront désormais prendre le relais. Avec l’accélération de la croissance observée, les marges de manœuvre ne manquent pas.
Comment le gouvernement compte-t-il faire l’équilibre entre ces deux impératifs ? Jusqu’à aujourd’hui, la réforme fiscale et le renforcement des contrôles ont permis d’élargir l’assiette fiscale, laquelle devrait atteindre 363 milliards de dirhams en 2026, contre 301 milliards l’année précédente.
Mais cela ne suffit pas. Un autre levier a été développé par l’Exécutif ces dernières années, permettant de mobiliser, sur l’ensemble du quinquennat gouvernemental, près de 120 milliards de dirhams. Il s’agit des financements innovants.
Le mécanisme est relativement simple. L’État met à contribution son vaste patrimoine immobilier, composé notamment des locaux administratifs, des hôpitaux et d’autres services publics, en les cédant à des tiers au prix du marché, tout en continuant à les louer sur le long terme. Il s’agit d’une forme de lease-back, couramment pratiquée par les sociétés de financement.
L’État a ainsi cédé ces biens immobiliers pour 34 milliards de dirhams en 2025, principalement à des fonds de pension friands de ce type d’investissements de long-terme. Pour 2026, le montant à mobiliser est ramené à 20 milliards de dirhams, et devrait continuer à diminuer au cours des années à venir.
En effet, cette approche atteint inéluctablement un plafond, l’État ne pouvant vendre indéfiniment ses actifs, d’autant que l’ensemble des biens à sa disposition n’est pas exploitable commercialement. Si ce financement innovant a permis de répondre à un besoin ponctuel de mobilisation de l’investissement, d’autres leviers devront désormais prendre le relais. Avec l’accélération de la croissance observée, les marges de manœuvre ne manquent pas.





















