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International

Guerre en Ukraine : Moscou brandit la menace nucléaire


Rédigé par L'Opinion Mercredi 28 Septembre 2022

La Russie a de nouveau menacé de faire usage de l'arme nucléaire, au dernier jour des référendums d'annexion qu'elle organise dans quatre régions d'Ukraine.



La Russie et les autorités des régions qu'elle occupe en Ukraine ont affirmé mardi que le oui était largement en tête selon de premiers résultats des référendums d'annexion de ces régions, dénoncés par avance par Kiev et les Occidentaux. 

Moscou a en outre brandi encore une fois la menace de l'arme nucléaire pour défendre ces territoires.

La Commission électorale russe a affirmé que le oui emportait entre 97 et 98% des suffrages après le dépouillement partiel de votes dans les bureaux de vote en Russie, où étaient appelés à voter des centaines de milliers d'Ukrainiens réfugiés sur place.

Le comptage commençait aussi dans les régions ukrainiennes sous contrôle total ou partiel de Moscou, à savoir Donetsk et Lougansk (est) et Kherson et Zaporijjia (sud).

Revendiquant son emprise sur ses nouveaux territoires, Moscou a de nouveau menacé mardi de faire usage de l'arme nucléaire.

La Russie a le droit d'utiliser des armes nucléaires si nécessaire, a martelé l'ancien président et numéro deux du Conseil de sécurité russe Dmitri Medvedev.

La mobilisation des réservistes se poursuit dans le chaos
 
Une position confirmée par le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, qui a rappelé la doctrine militaire russe, qui prévoit la possibilité de telles frappes en cas d'attaque contre le territoire russe.

La Russie continue parallèlement de mener une mobilisation de ses réservistes afin de recruter 300.000 combattants pour son invasion de l'Ukraine, cherchant la parade à la contre-offensive des troupes ukrainiennes qui ont, fortes des livraisons d'armes occidentales, repris des milliers de kilomètres carrés de territoire début septembre.

En Crimée, une journaliste de l'AFP a vu des rangées d'hommes mobilisés, souvent d'âge mûr, en treillis militaire et kalachnikov en main, attendre leur tour avant de monter dans des bus, tandis que leurs proches les saluaient et versaient des larmes.

Cette campagne de recrutement, menée par moments de manière chaotique, a poussé de nombreux Russes à fuir, un exode confirmé mardi par deux pays voisins, la Géorgie et le Kazakhstan, tandis qu'un afflux est également observé aux frontières de la Mongolie et de la Finlande.

La Géorgie a fait état de 10.000 Russes franchissant la frontière chaque jour depuis l'annonce de la mobilisation, soit près du double de la normale. Le Kazakhstan a lui fait état de 98.000 citoyens Russes arrivés depuis le 21 septembre.

« Je ne suis pas de la chair à canon, je ne suis pas un meurtrier », a expliqué à l'AFP Nikita, un jeune Russe de 23 ans passé côté géorgien au poste frontière de Kazbegui.

« J'espère que la paix et la stabilité viendront pour les gens ordinaires, pour les travailleurs », abonde Rouslan Iouchkevitch, un mécanicien de 37 ans originaire de Marioupol, ville portuaire en grande partie détruite par de féroces combats.
 



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