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International

Guerre en Ukraine : Les USA veulent suspendre la Russie du Conseil des droits de l’Homme


Rédigé par La rédaction le Mardi 5 Avril 2022

Washington et Londres ont réclamé lundi la « suspension » de la Russie du Conseil des droits de l’Homme de l’ONU, en réponse « aux images de Boutcha », alors que Paris a décidé d’expulser plusieurs diplomates russes.



« Nous ne pouvons pas laisser un Etat membre qui est en train de saper tous les principes qui nous tiennent à cœur participer au Conseil des droits de l’Homme de l’ONU », a tweeté l’ambassadrice des Etats-Unis auprès des Nations Unies, Linda Thomas-Greenfield.

Elle s’est adressée aux 140 pays qui ont « déjà voté pour condamner » l’invasion russe de l’Ukraine, dans une résolution de l’Assemblée générale de l’ONU : « Les images de Boutcha et la dévastation à travers l’Ukraine nous imposent à présent de passer de la parole aux actes ».

 « En étroite coordination avec l’Ukraine et les autres Etats membres et partenaires à l’ONU, les Etats-Unis vont travailler à la suspension de la Russie du Conseil des droits de l’Homme de l’ONU », a ajouté la diplomate, actuellement en visite en Roumanie. « On ne peut pas laisser la Russie utiliser son siège au Conseil comme outil de propagande lui permettant de suggérer qu’elle a une préoccupation légitime au sujet des droits humains », a-t-elle ajouté.

Une telle suspension doit être décidée par l’Assemblée générale des Nations Unies, lors d’un vote à la majorité des deux tiers des 193 Etats membres de l’organisation mondiale. Le Royaume-Uni a immédiatement apporté son soutien à la démarche américaine. « La Russie ne peut pas demeurer membre du Conseil des droits de l’Homme de l’ONU », elle « doit être suspendue », a déclaré sur Twitter la cheffe de la diplomatie britannique Liz Truss.

La France expulse une trentaine de diplomates russes

Une nouvelle sanction qui intervient peu après la découverte du massacre de Boutcha. Lundi, le Quai d'Orsay a annoncé que plusieurs diplomates russes étaient désormais considérés comme étant persona non grata sur le territoire national.

"La France a décidé ce soir de l'expulsion de nombreux personnels russes sous statut diplomatique affectés en France dont les activités sont contraires à nos intérêts de sécurité".

Selon nos informations, 35 diplomates russes seraient concernés par cette sanction qui "s'inscrit dans une démarche européenne", selon le communiqué du ministère des Affaires étrangères.

L'Allemagne a en effet pris une mesure similaire, sans préciser le nombre de diplomates concernés. "Leur travail est une menace pour ceux qui cherchent un abri chez nous", a déclaré la ministre des Affaires étrangères allemande ce lundi. Plusieurs pays européens avaient avant cela pris des mesures similaires.

Le 29 mars, la Belgique avait annoncé l'expulsion, sous 15 jours de 21 personnes travaillant pour l'ambassade et le consulat de Russie, soupçonnées d'implication "dans des opérations d'espionnage et d'influence menaçant la sécurité nationale". Ce même jour, les Pays-Bas avaient déclaré expulser 17 personnes "accréditées en tant que diplomates auprès des représentations russes aux Pays-Bas" mais "secrètement actives en tant qu'officiers de renseignement".

La Pologne avait annoncé le 23 mars expulser 45 "espions russes se faisant passer pour des diplomates", selon son ministre de l'Intérieur, Mariusz Kaminski. "De façon totalement cohérente et déterminée, nous démantelons le réseau des services spéciaux russes dans notre pays", avait-il précisé sur Twitter.

L'Irlande a par ailleurs indiqué expulser quatre diplomates russes, la Bulgarie onze, la République tchèque un et les trois pays baltes dix. La Lituanie a également fait savoir lundi qu'elle expulsait l'ambassadeur russe à Vilnius "en réponse à l'agression militaire de la Russie contre l'Ukraine souveraine et aux atrocités commises par les forces armées russes dans diverses villes ukrainiennes occupées, y compris l'horrible massacre de Boutcha".

 


Moscou annonce la destruction de 14 installations militaires ukrainiennes
 
Le ministère russe de la Défense a annoncé, lundi, la destruction de 14 infrastructures militaires de l'armée ukrainienne. C'est ce qui est ressorti de la déclaration à la presse du porte-parole du ministère, Igor Konachenkov, où il a expliqué que l'armée russe et les administrations séparatistes du Donbass ont pris le contrôle de certaines zones résidentielles ukrainiennes.

Konachenkov a souligné que l'armée russe poursuit ses attaques contre les infrastructures militaires ukrainiennes, en précisant que "des raids lancés la nuit ont détruit 14 infrastructures militaires en Ukraine". Il a souligné que l'armée russe a ciblé 125 avions, 91 hélicoptères, 392 drones, 226 systèmes de défense aérienne, 1936 chars et véhicules blindés, 211 lanceurs de missiles, 833 pièces d'artillerie et mortiers et 1810 véhicules militaires appartenant à l'armée ukrainienne depuis le début de la guerre.