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Focus sur la coopération Maroc-Afrique : Un partenariat stratégique gagnant-gagnant et de solidarité


Rédigé par Wolondouka SIDIBE Dimanche 1 Janvier 2023

Il existe toujours une solidarité agissante, multiforme et multidimensionnelle entre le Maroc et les pays frères et amis d’Afrique dans le cadre d’une coopération renforcée mutuellement profitable aux différentes parties. L’année 2022 n’a pas fait exception. Eléments choisis.



L’analyse du Centre marocain de conjoncture (CMC) à propos de la relation entre le Maroc et l’Afrique, faite en septembre 2021, reste plus que jamais d’actualité. Elle soulignait, entre autres, en ces termes : « L’Afrique a toujours été au coeur des choix stratégiques du Maroc, le Royaume n’a jamais cessé de réaffirmer son identité africaine depuis son indépendance ».

Le CMC ajoute qu’«à travers la consolidation de ses relations politiques et l’établissement de partenariats diversifiés et féconds, le Maroc a toujours accordé une importance primordiale au développement de ses relations avec ses confrères africains, fidèle en cela aux liens historiques profonds qu’il entretient avec ces pays. La relation Maroc-Afrique est d’ailleurs une priorité de la politique étrangère, inscrite au préambule de la récente Constitution de 2011». Et l’année 2022 s’est inscrite dans cette trajectoire.

Plusieurs éléments et actions en attestent tant sur le plan économique, politique, culturel que sociétal. Le plus récent est le succès sans précédent d’une équipe africaine, en l’occurrence les Lions de l’Atlas à la Coupe du Monde de Qatar2022, venu consolider fibre africaine du Royaume. Il en est devenu le symbole et la fierté. Le président béninois, Patrice Talon, s’en est même ému quand il dit « les Lions de l’Atlas méritaient même d’être qualifiés pour la finale du tournoi ». « Ils en avaient non seulement la capacité et le talent, mais la rage de vaincre. On a pu voir combien de gens ont été malheureux après l’élimination du Maroc parce qu’on était si près du but », a-t-il relevé.

Presque tous les chefs d’Etat africain ont tenu à féliciter le Maroc sans compter la liesse populaire des millions de personnes sur le continent. C’est dire combien est grande la place du Maroc dans le coeur des Africains. Ainsi donc le Royaume a continué sur sa dynamique africaine durant les douze mois écoulés. Sur le plan économique, plusieurs accords de coopération ont été signés dont le méga-projet de gazoduc Nigeria-Maroc, lequel connait aujourd’hui une avancée non négligeable.

Complémentarité et dynamisme

Faut-il rappeler que l’étude de faisabilité de ce gazoduc qui a été entamée en mai 2017 avec un coût de plusieurs milliards de dollars, avait été lancée au cours de la visite officielle de SM le Roi Mohammed VI en décembre 2016 à Abuja, et un accord y afférent avait été signé le 10 juin 2018, lors d’un déplacement à Rabat du président nigérian Muhammadu Buhari.

Sur le plan politique, le Maroc a été très actif notamment au sein de l’Union Africaine, sous le leadership visionnaire de SM le Roi, tout en étant au service du développement du continent et la prospérité du citoyen africain dans le cadre de la Vision Royale d’une coopération Sud-Sud dynamique et croissante. Il faut dire que l’action du Royaume au sein de l’UA s’inscrit en droite ligne avec les directives royales en lien avec le rôle clé joué par le Royaume dans l’initiation d’une prise de conscience collective africaine de la nécessité d’une action commune depuis la conférence de Casablanca, il y a soixante ans, et qui fut le point de départ de l’unité africaine. Aussi, l’action du Maroc au sein de l’organisation panafricaine a été consacrée cette année à la ratification de plusieurs traités d’importance stratégique.

Parallèlement, et durant la période 2021-2023, le Maroc assure la première vice-présidence du Comité Technique Spécialisé sur les Finances, les Affaires monétaires, la Planification économique et l’Intégration de l’Union Africaine. Sans compter que le Royaume a assuré la présidence du Comité Technique Spécial chargé du Commerce, de l’Industrie et des Ressources minières de l’Union et la première vice-présidence du Comité Technique Spécialisé CTS 8 Fonction Publique, Collectivités Locales, Développement Urbain et Décentralisation.

Le Maroc siège également au Tribunal administratif de l’Union Africaine. Sur le front du Sahara marocain, le pays engrange de réels succès diplomatiques puisqu’à l’heure actuelle, 30 Consulats dont le Togo et le Cap-Vert en 2022 sont déjà ouverts dans les provinces du Sud (Dakhla et Laâyoune). Pour les analystes, l’ouverture de ces 30 consulats, en plus de ceux annoncés et non encore concrétisés, représente un appui franc et sans appel à la marocanité des provinces du Sud.

Efficacité diplomatique

En effet, le fait que 40% des pays africains aient ouvert des représentations consulaires dans les deux principales villes du Sahara reflète une orientation générale au sein de l’Union Africaine appelée à s’intensifier davantage pour aboutir à l’exclusion de la république fantoche du Polisario de cette instance, soutient cet autre politologue.

Enfin, les différentes conventions signées sous l’action du Maroc à l’UA, durant l’année écoulée, ont concerné l’accord portant création de la Zone de Libre Echange Continentale Africaine, la Convention de l’Union Africaine sur la prévention et la lutte contre la Corruption, la Convention de Bamako sur l’interdiction d’importer en Afrique des déchets dangereux et sur le contrôle des mouvements transfrontaliers et la gestion des déchets dangereux produits en Afrique. Il s’est agi également du Protocole à l’Acte constitutif de l’Union Africaine relatif au Parlement africain, le Traité Afrique région sans armes nucléaires-Traité Pelindaba, la Charte africaine sur la sécurité routière et l’accord du siège relatif à l’établissement de l’Observatoire africain des Migrations et du traité portant création de l’Agence Africaine du Médicament (AMA) relevant de l’Union Africaine.
 


Wolondouka SIDIBE

Coût élevé des devises


Principal risque pour les économies du continent
 
Selon des analystes de l’agence de notation GCR Ratings, basée en Afrique du Sud, et dont l’actionnaire majoritaire est Moody’s Ratings Corporation, le coût du dollar américain représente le risque le plus élevé pour les entreprises africaines en 2023. « On peut continuer de parler de l’inflation ou de la hausse des taux d’intérêt par les banques centrales, mais le principal problème demeure celui du coût du dollar », a fait savoir l’un des experts, rapporte l’Agence Ecofin.

L’expert prend pour exemple le cas des banques ghanéennes qui, durant une certaine période, ont généré de la marge en effectuant les transactions entre le cedi (monnaie ghanéenne) et le dollar. Il estime que la volatilité actuelle du coût de la devise américaine est de nature à placer la rentabilité de ces sociétés financières sous-pression.

Cette approche des enjeux macroéconomiques en Afrique permet d’aborder sous un autre angle les défis économiques qui prévalent dans les pays africains. En vue de contenir l’inflation, les banques centrales africaines ont majoritairement augmenté leurs taux directeurs, dans l’optique de ralentir les encours de crédit à l’économie, de réduire la masse monétaire et de faire retomber les prix.

Selon les pays ou les sous-régions, ces décisions ont eu des impacts mitigés, car les encours de crédit ont continué de progresser. Aussi, prenant en compte les risques, les banques ont concentré leurs prêts aux secteurs économiques les plus rentables. En Afrique de l’Ouest, par exemple, les crédits de trésorerie (à court terme) continuent de dominer un marché où les grandes entreprises et les gouvernements obtiennent la majeure partie des prêts, au détriment des secteurs comme l’agriculture, dont la faible productivité tire l’inflation vers le haut, soutient l’Agence Ecofin.

Solutions difficiles

On retrouve aussi une telle configuration dans des pays comme le Ghana, le Nigeria, l’Egypte et le Kenya. La vision strictement monétaire de l’inflation ne semble pas être l’hypothèse de base adéquate pour gérer la cherté de vie et les risques que cela pose pour la qualité des créances dans les pays africains. Cette menace que représente aujourd’hui le coût du dollar américain n’est pourtant pas prête de reculer. « Il faudra beaucoup plus de preuves pour avoir la certitude que l’inflation est sur une trajectoire de baisse durable », a récemment expliqué Jerome Powell, président de la Réserve fédérale des Etats- Unis, signalant que des taux directeurs élevés, et donc un dollar toujours plus cher, resteront de mise en 2023 et 2024.

Dans le même temps, le Fonds monétaire international (FMI), qui est le gendarme du système financier international, reconnait le problème que représente la hausse de la monnaie américaine pour les économies émergentes et celles en développement. Mais les solutions que propose l’institution sont difficiles à mettre en oeuvre par les pays victimes de la situation.

« Les pays doivent préserver leurs réserves de change, vitales pour faire face à des sorties de fonds et à des turbulences potentiellement plus graves à l’avenir. Les pays dont les politiques économiques sont saines et qui doivent remédier à des vulnérabilités modérées devraient recourir de manière proactive aux précautions du FMI pour répondre à leurs futurs besoins de liquidités », font savoir les experts du FMI.


 








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