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FAR : Les acquis d’une longue mutation à l’ère de la guerre hybride


Rédigé par Anass MACHLOUKH le Lundi 13 Mai 2024



FAR : Les acquis d’une longue mutation à l’ère de la guerre hybride
Ce mardi, les Forces Armées Royales (FAR) célèbrent leur 68ème anniversaire. Près de sept décennies de progrès pour forger une armée de métier qui a acquis une expérience précieuse au fil d’un parcours jonché de défis. Considérées comme l’une des armées les mieux expérimentées dans la région, les FAR ont développé leurs capacités défensives suivant un schéma graduel mûrement réfléchi. Après la guerre du Sahara où les FAR ont appris à triompher de la guérilla, soit l’ennemi le plus dur à vaincre pour les armées conventionnelles, l’Armée royale s’est immunisée contre le risque terroriste et s’est forgée une réputation à l’international. Puis, les stratèges marocains n’en ont pas moins dû accélérer la cadence de l’armement dans une logique de rattrapage.

Ce fut le mot d’ordre ces deux dernières décennies où l’enjeu de modernisation des équipements fut crucial. La Marine a été boostée via le renforcement de la flotte de frégates et de corvettes. Idem pour l’Armée de l’Air dont l’avant-garde a été renouvelée par les F-16 à la place de la flotte vieillissante des Mirage F1 et des F5. Sur terre, les FAR ont mis le paquet dans la défense anti-aérienne, l’artillerie et l’infanterie mécanisée avec des armes qui ont fait leur preuve dans les théâtres contemporains. Himars, Javelin, Canons Caesar, Abrams… Il suffit de jeter un coup d’œil sur la liste des «courses» pour s’en rendre compte. En parallèle, les FAR regardent maintenant au-delà du court terme au moment où les guerres se robotisent. La dronisation de la flotte aérienne est aujourd’hui un fait incontestable, l’Armée s’achemine vers un usage de plus de plus grand de cette arme du futur qui sera bientôt fabriquée localement. L’Intelligence Artificielle s’engouffre progressivement dans la doctrine de combat. L’engouement du haut-commandement pour l’IA est d’autant plus palpable que les panels réservés à ce sujet dans le Collège de l’Enseignement militaire sont de plus en plus nombreux. Les hauts gradés donnent l’impression qu’ils sont intimement convaincus que l’IA est devenue un facteur de rupture dans les conflits du 21ème siècle, surtout en ce qui concerne les techniques de reconnaissance et de conduite des opérations sur le front. C’est ainsi que les FAR mènent leur “réarmement” dans un environnement régional mouvementé. Encore faut-il se donner les moyens pour maintenir le cap du développement des capacités défensives. L’équation budgétaire n’a jamais été aussi primordiale. 



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