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Actu Maroc

Etude «Inforisk»: Le risque de faillite hante les entreprises marocaines


Rédigé par Hajar LEBABI le Jeudi 1 Avril 2021

Après une chute de 21% en 2020, les déclarations de faillite ont connu une hausse en 2021. 2.694 entreprises ont fait faillite depuis le début de l’année, soit 15% de plus que l’an dernier sur la même période.



Etude «Inforisk»: Le risque de faillite hante les entreprises marocaines

Des chiffres inquiétants ont été révélés par une étude récente de la Fondation «Inforisk», confirmant que 2694 entreprises au Maroc avaient déclaré faillite depuis le début de l'année en cours. Ce chiffre représente une augmentation de 15% par rapport au nombre d'entreprises en faillite au premier trimestre de l'année dernière, et de 6% par rapport à 2019.

Un grand pessimisme règne sur l’activité des entreprises 

Sur la base des résultats de l'étude détaillée préparée par le bureau d'études «Inforisk», spécialisé dans le suivi de la performance des entreprises, 2694 entreprises ont fermé leurs portes dans un délai ne dépassant pas trois mois, les attentes indiquant que le nombre de déclarations de faillite s'accélérera à nouveaux et à des niveaux records d'ici la fin de l'année en cours.

Le bureau d’études «Inforisk» a fait preuve d'un plus grand pessimisme quant à ses attentes pour l'année en cours, vu la réalité de l'activité commerciale des entreprises face à la poursuite de la pandémie. Il prévoit que la faillite des entreprises marocaines va s'aggraver au cours de l'année en cours, estimant que 65% d’entre-elles disparaîtront d'ici la fin de l'année, et ce, à cause de plusieurs raisons liées à un ralentissement de l’activité.

En se référant aux chiffres de l'étude, le mois de janvier dernier a marqué à lui seul 1053 déclarations de faillite, alors que 886 entreprises ont fait faillite au cours du mois de février, en raison des crises financières auxquelles elles ont été confrontées.

Selon les données publiées par le bureau en février dernier, le nombre d'entreprises en faillite a enregistré une baisse de 21,6% en 2020, après avoir atteint 6612 déclarations de faillite, par rapport au nombre d'entreprises en faillite en 2019.

La même institution explique cette baisse par le ralentissement de l'activité des tribunaux de commerce, qui s'est arrêtée entre mars et septembre de l'année dernière, période qui coïncide avec celle de la quarantaine et du congé judiciaire, car ils n'ont pas pu résoudre les dossiers liés à la faillite.

Alors que les observateurs lient la raison de la baisse du nombre de déclarations de faillite, en 2020, à l'intervention de l'État qui a garanti des prêts aux entreprises visant à soutenir leur trésorerie et à les faire décoller, en plus du report du paiement des prêts et des charges fiscales et sociales.

Repères :

Le secteur du sport n’est pas épargné 

La pandémie du Covid-19 n’a épargné aucun secteur, y compris celui du sport, dont l’industrie a fortement pâti. La crise sanitaire a contraint plusieurs entreprises et coopératives sportives (les salles de sports, les clubs de toutes sortes, les magasins de produits sportifs, etc.)  et tout le tissu économico-sportif à un arrêt drastique d’activité. En témoigne le calvaire des salles de sport qui ont dû fermer leurs portes dans plusieurs villes pendant plusieurs mois, endurant ainsi une crise sans précédent, laquelle a poussé les propriétaires à hausser le ton vis-à-vis des autorités à maintes reprises pour demander des indemnisations.

La stratégie marocaine au cœur du Forum arabe pour le développement durable

Le Maroc a partagé son expérience en matière de diminution des effets du Covid-19, lundi, au Forum arabe pour le développement durable organisé par la Commission économique et sociale des Nations Unies pour l’Asie Occidentale (CESAO).

L’ambassadeur du Maroc à Beyrouth, M’hamed Grine, a indiqué que le Royaume a mis en place une stratégie basée sur un ensemble de mesures proactives touchant différents niveaux.

Concernant le volet économique, M. Grine a souligné que le gouvernement a opté pour un plan de relance qui s’étend jusqu’à la fin de 2021, comprenant des mesures urgentes afin de soutenir les entreprises, en favorisant l’accès au financement bancaire, en diminuant les répercussions négatives sur les équilibres macroéconomiques, en garantissant les investissements publics et en stimulant les investissements privés de qualité.

Hajar LEBABI