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Opinions & Tribunes

Crise sanitaire : L’enfer pour certains, un paradis pour d’autres

Humeur


Rédigé par Saad Jafri le Mardi 14 Avril 2020

Alors que les entreprises ferment leurs portes et que l’économie s’arrête, des milliers de travailleurs risquent d’être licenciés en ces temps de crise, pour s’ajouter aux quelque 800.000 personnes déclarées actuellement au chômage sur le portail de la CNSS, des licenciements massifs sont attendus. Notamment dans le tourisme, qui est en pause forcée, le secteur des services aux entreprises, qui a perdu environ 22% de son activité, ou encore l’industrie qui est en chute libre.



Suite à ces circonstances exceptionnelles, près de 25% des Marocains pourraient se retrouver dans une situation très difficile, avait indiqué la Banque Mondiale, soit près de 10 millions de citoyens. Néanmoins, certains réussissent à dépasser la crise.

Au moment où les constructeurs automobiles du pays cessent de construire des voitures, que les compagnies aériennes garent la plupart de leurs flottes, d’autres sociétés se dotent d’un personnel considérable. Face à une poussée écrasante de la demande, les entreprises qui fournissent des services «essentiels» comme les épiceries, les agences de désinfection et les entreprises de livraison recherchent de toute urgence une aide temporaire. Ceci dit, un bon nombre des emplois créés à l’ère du Covid-19 impliquent de travailler en « front-line » contre l’ennemi invisible.

Pour ceux qui s’emparent de l’une de ces bouées de sauvetage économiques, cela pourrait signifier se mettre eux-mêmes et leurs proches en danger. Mais après tout, la conjoncture l’impose.
 
Saâd JAFRI

  



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