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Actu Maroc

Crise du coronavirus: Les principaux partenaires commerciaux du Maroc sinistrés


le Samedi 21 Mars 2020

La récession mondiale causée par le coronavirus est pire que prévu. Les plus grands partenaires commerciaux du Maroc accusent le coup. Le Royaume a de gros soucis à se faire.



Ángel Gurría, le SG de l'OCDE, plus pessimiste que jamais
Ángel Gurría, le SG de l'OCDE, plus pessimiste que jamais
L'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) vient d’avertir en effet que que l'impact du coronavirus dans le monde dépasse ses pires prévisions économiques. L’institution souligne qu'un effort coordonné des gouvernements et des banques centrales pour surmonter la crise est urgent.

Au début du mois de mars, à l'occasion de l'annonce de ses prévisions intermédiaires, l’OCDE avait avancé que, selon son hypothèse la plus défavorable, le coronavirus pourrait diviser par deux la croissance de l'économie mondiale en 2020 et la placer à 1,5%, provoquant la récession dans des économies autrefois blindées comme celles de l'Europe ou du Japon.

Le Maroc qui compte dans ces pays ses principaux partenaires commerciaux est étroitement concerné. L’impact de cette déconfiture chez nous sur des secteurs aussi stratégiques que le tourisme, l’agriculture, mais également l’industrie s'annonce violent.

Pire que le 11 septembre
"Il semble maintenant que nous ayons déjà avancé bien au-delà du scénario le plus grave envisagé à l'époque", a avancé le secrétaire général de l'OCDE, Ángel Gurría dans une déclaration publiée sur une nouvelle plateforme numérique lancée hier soir l’OCDE. Selon lui, la situation actuelle nécessite une riposte égale à celle «du Plan Marshall, ainsi qu’une vision similaire à celle du New Deal, mais à l’échelle mondiale".
Gurría a souligné que cette pandémie constitue le troisième grand "choc" économique, financier et social du XXIe siècle, après les attentats du 11 septembre 2001 et la crise financière mondiale de 2008. Parmi ses effets, la suspension de la production dans les pays touchés, avec des dommages collatéraux dans les chaînes d'approvisionnement mondiales, et une forte baisse de la consommation qui est couplée à l'effondrement de la confiance.

Le représentant du désormais ancien "club des pays riches" a averti que bien que les mesures strictes appliquées soient essentielles pour contenir le virus, elles poussent les économies à "un état de gel profond sans précédent, dont la reprise ne sera pas directe ni automatique "

Jouahri averti
L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a annoncé ce vendredi qu'il y avait plus de 210 000 cas de COVID-19 dans le monde, alors que les décès ont franchi la barre des 9 000, selon l'agence espagnole Efe. Gurría a souligné qu'en plus d'agir pour minimiser le nombre de morts, un effort coordonné contre la "grande crise économique" est également une priorité, qui se poursuivra même après la résolution de la dimension sanitaire de la crise.

Le secrétaire général de l'OCDE a rappelé à ce propos des déclarations récentes comme celle du G7, qui a promis lundi de "faire tout ce qui est nécessaire" par le biais d'une "coopération étroite en vue de «juguler la crise économique et sanitaire», tout en soulignant que la réaction était insuffisante.
Le représentant de l'OCDE a également appelé les gouvernements à réduire les conditions d'accès à l'indemnisation du chômage et a averti les banques centrales qu'une approche commune pour surveiller et diagnostiquer les tensions croissantes est meilleure que des réponses "lâches et incohérentes". L’argentier du Royaume, Abdellatif Jouahri est prévenu.

Traduit et adapté d’El Mundo
 

  


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