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Régions

Covid-19 : Manque flagrant de cercueils à Casablanca ?


Rédigé par S. K. le Dimanche 22 Août 2021

Nécessaires pour l’enterrement des personnes décédées pour cause du Covid-19, les cercueils se font-ils réellement de plus en plus rares à Casablanca ?



Covid-19 : Manque flagrant de cercueils à Casablanca ?
“C’est le désordre total. Il n’y a plus de cercueils ”, nous confie une jeune trentenaire ayant perdu son père, mort du Covid dans un hôpital de la métropole, où on lui a demandé de se procurer un cercueil.

L’activité des agents funéraires s’intensifie

«Nous vivons l’émotion des familles. C’est assez difficile, lorsqu’on vous dit qu’il n’y a plus de cercueils «, raconte Hamid, 46 ans, chargé du transport et d’enterrement des corps des personnes décédées à cause du virus à Casablanca. Depuis le Covid, il constate «un pic d’activité».

«En temps normal, un enterrement par jour, ça représente déjà une équipe mobilisée. Depuis le Covid, vu l’afflux de corps des personnes décédées, on peut dire qu’on tourne pratiquement à une dizaine d’enterrements par jour”, énumère-t-il. Pour savoir ce qui se passe réellement dans les hôpitaux publics de la métropole, nous avons essayé de joindre la commune de Casablanca. Aucune suite n’a été donnée à notre demande.

Du côté du CHU de Casablanca, selon nos sources, “il n’y a aucun manque de cercueils”, nous avance-t-on. Toutefois, selon certains médias locaux, le manque de cercueils, fournis normalement par les communes, serait causé par la montée en flèche du nombre des décès causés par l’infection au Covid-19. Mais pas que ! La faute serait également due à l’approche des élections communales.

En effet, “ alors que la campagne électorale démarre dans quelques jours, les services communaux sont quasiment à l’arrêt ou, pour ceux qui fonctionnent encore, sont au ralenti”, explique-t-on.

Toutefois, ce qui est sûr, c’est que la procédure d’enlèvement, du transport et d’enterrement des corps des personnes décédées à cause du virus, s’effectue selon une procédure précise mise en place par le ministère de la Santé. Une équipe de gestion locale, constituée de professionnels de la délégation du ministère de la Santé et du bureau communal d’hygiène, est chargée, dans chaque ville, de la gestion des décès Covid-19.

Objectif : assurer la disponibilité des ressources nécessaires pour la gestion des décès, en l’occurrence l’équipement des draps, housses mortuaires et des cercueils.

Par ailleurs, il convient de noter que l’un des impacts les plus tristes et les plus troublants de l’actuelle période d’état d’urgence sanitaire décrétée par les autorités, en vue de réduire les risques de propagation de l’épidémie du Coronavirus, concerne le rituel de l’enterrement des morts.

Depuis mars 2020, les cérémonies funéraires, strictement codifiées par la loi positive et religieuse, sont soumises à des contraintes inédites par le passé.

S. K.


Le rituel de l’enterrement chamboulé
 
En raison des restrictions imposées par la période de l’état d’urgence et du confinement obligatoire des populations, le rituel de l’enterrement des morts s’en est retrouvé profondément chamboulé.

A peine autorisées il y a quelques mois, les cérémonies de funérailles sont interdites de nouveau, selon les nouvelles restrictions entrées en vigueur le 3 août. Les familles sont sommées de minimiser le nombre d’accompagnateurs à une moyenne de deux à quatre personnes.

L’ensemble des participants, membres de la famille, chauffeur d’ambulance et fossoyeurs, sont tenus de porter des masques et des gants de protection.