Menu
L'Opinion
Lire GRATUITEMENT notre journal en PDF
L'Opinion
Facebook
Twitter
YouTube Channel
Instagram
LinkedIn

Monde

Coronavirus : anti-Covid ou pro-Covid ?


Rédigé par La rédaction le Dimanche 29 Août 2021

Incroyable mais est-ce vrai, les vaccinés seraient-ils en train de contaminer les autres ? En voulant stigmatiser le pass sanitaire, le docteur Martin Blachier a mis en doute l’utilité du fameux sésame.



Alors que les manifestations contre le pass sanitaire se poursuivent pour la septième semaine consécutive, des voix s’élèvent chez les spécialistes pour critiquer le dispositif. Sur RMC, l’épidémiologiste Martin Blachier a ainsi dénoncé le brassage permis par le pass sanitaire dans certains lieux, alors que le vaccin ne semble pas protéger efficacement contre la transmission. Le médecin a affirmé que le risque pouvait paradoxalement venir des personnes vaccinées.

«Ce pass sanitaire est une hérésie, car on sait désormais que le vaccin protège contre l’hospitalisation mais pas contre la transmission [….] Vous enfermez donc dans des lieux de contamination, comme les boîtes de nuit ou les bars, des gens qui sont vaccinés transmissibles avec des gens qui sont antigènes négatifs. Finalement, ce sont les vaccinés qui contaminent les autres», a ainsi déclaré Martin Blachier sur RMC.

Pour pallier ce décalage, l’épidémiologiste a proposé de transformer le pass sanitaire en «pass vaccinal», ou en dispositif basé uniquement sur les tests PCR négatifs. Il s’est encore ému des déclarations d’Olivier Véran, ministre français de la Santé qui n’a pas exclu une prolongation du pass sanitaire après le 15 novembre. Martin Blachier a pressé le ministre de mettre «son logiciel à jour».

Efficacité imparfaite du vaccin

Le 25 août, l’épidémiologiste avait déjà affirmé sur CNews qu’on s’écartait de plus en plus de l’objectif d’une immunité collective et avait appelé à concentrer la vaccination sur les personnes à risques, plutôt que sur les enfants. Depuis plusieurs semaines, des doutes commencent à apparaître sur l’utilité des vaccins pour lutter contre la transmission du Covid-19.

Fin juillet, le ministère de la Santé israélien avait ainsi estimé que l’efficacité du vaccin Pfizer contre les contaminations était tombée à 39%, dans le sillage du variant Delta. Ce taux avoisinait pourtant les 94,3% courant mai. Une récente étude de l’Imperial College de Londres, menée sur 100.000 personnes au Royaume-Uni, a également conclu à une «efficacité imparfaite du vaccin contre l’infection», jugeant les vaccins efficaces à 49% contre les contaminations chez les 18 à 64 ans.

Le 26 août, le président du Conseil scientifique, Jean-François Delfraissy avait d’ailleurs admis que le vaccin n’apportait pas de «protection contre l’infection», sur Europe 1. Raison pour laquelle il recommandait le port du masque. Le spécialiste avait cependant souligné que le vaccin était utile pour se prémunir des formes graves du virus.