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Monde

Coronavirus : L’UE se prépare-t-elle à une prochaine pandémie ?


le Jeudi 11 Juin 2020

Y’aurait-il d’autres pandémies à venir ? En tout cas, l’Europe s’y prépare.



Coronavirus : L’UE se prépare-t-elle à une prochaine pandémie ?
Plusieurs dirigeants européens parmi lesquels Angela Merkel et Emmanuel Macron veulent se préparer à une prochaine pandémie et demandent à l’UE de tirer les leçons des insuffisances face au Covid-19, alors que le déconfinement se poursuit en Europe à l’image de Moscou.

Alors que l’assouplissement des restrictions est à l’ordre du jour à travers le monde, plusieurs dirigeants européens ont demandé mardi à l’UE que soient étudiés les moyens de mieux se préparer à la prochaine pandémie, estimant que l’Union Européenne n’avait pas été à la hauteur face au Covid-19.

La réponse chaotique face au coronavirus, qui a officiellement fait 184.256 dans l’UE, a «soulevé des questions» sur le niveau de préparation, et souligné le besoin d’une approche à l’échelle de l’Europe, singulièrement alors qu’il est question d’une deuxième vague de la pandémie, analysent-ils dans une lettre à la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, qui accompagne un document d’orientation.

La lettre est signée par le président français Emmanuel Macron, la chancelière allemande Angela Merkel, le Polonais Mateusz Morawiecki, l’Espagnol Pedro Sanchez, la Belge Sophie Wilmes et la Danoise Mette Frederiksen.

Inquiétude de l’ONU et de l’OMS

La veille, le patron de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, avait lancé une mise en garde depuis Genève: «Bien que la situation en Europe s’améliore, dans le monde elle s’aggrave». Le nombre de morts s’élève à plus de 407.000.

Quelque 75% des nouveaux cas enregistrés dimanche, journée record avec 136.000 nouveaux cas, l’ont été dans 10 pays, principalement sur le continent américain et en Asie du sud.

L’Organisation panaméricaine de la santé (OPS), branche régionale de l’OMS, a déclaré mardi que l’hiver austral et les ouragans menaçaient la lutte contre le Covid-19 sur le continent américain. L’ONU s’inquiète également des conséquences de la pandémie: son secrétaire général Antonio Guterres a mis en garde contre une «crise alimentaire mondiale» aux répercussions à long terme. Selon Tomas Ojea Quintana, rapporteur spécial de l’ONU sur la situation des droits humains en Corée du Nord, «de plus en plus de familles ne mangent que deux fois par jour, ou ne mangent que du maïs, et certains sont affamés».

Colmater les brèches de l’économie

Pour tenter de juguler les effets potentiellement désastreux de la crise sanitaire pour l’économie, le gouvernement français a dévoilé mardi un plan de soutien à la filière aéronautique, représentant «un effort total de 15 milliards d’euros», dont 1,5 milliard consacré à la recherche vers un avion neutre en carbone en 2035.

Dans le monde, les compagnies aériennes pourraient subir plus de 84 milliards de dollars de pertes en 2020, et plus de 15 milliards encore en 2021, a estimé mardi l’Association internationale du transport aérien (Iata). En Europe, le déconfinement se poursuit. 

A Paris, la tour Eiffel rouvrira le 25 juin avec port du masque obligatoire et montée uniquement par les escaliers, avec un nombre de visiteurs limité.

En Espagne, qui a enregistré plus de 27.000 décès, le Championnat de football reprend mercredi, après trois mois d’interruption. Le masque restera néanmoins obligatoire sous peine d’amende une fois le déconfinement achevé. L’Amérique latine, où la progression de la pandémie reste inquiétante, se déconfine aussi.

Au Brésil (38.406 morts), troisième pays le plus endeuillé au monde après les Etats-Unis (111.750) et le Royaume-Uni, le gouverneur de Rio de Janeiro a annoncé l’assouplissement des restrictions. Au Royaume-Uni, le déconfinement se fait au comptegouttes. Toute personne arrivant dans le pays de l’étranger doit observer une quarantaine de 14 jours, une mesure à l’efficacité contestée qui affole les secteurs aérien et du tourisme.

Le bilan des morts s’élève officiellement à 40.883 personnes au Royaume-Uni, mais si on y ajoute les morts pour lesquelles le Covid-19 est suspecté et non pas la cause avérée, ce chiffre s’élève à presque 50.000, a indiqué mardi le Bureau national des statistiques.