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Edito & Chronique

Chômage : la jeunesse en ligne de front d’un drame structurel


Rédigé par Saâd JAFRI le Mercredi 4 Novembre 2020


Chômage : la jeunesse en ligne de front d’un drame structurel
Le drame du chômage, qui frappe le Maroc depuis des années, continue de s’aggraver pour prendre une tournure encore plus dramatique en ces temps de crise pandémique. Le montage de petites mesures techniques lancées par le gouvernement durant les derniers mois, semble ne pas porter ses fruits, comme espéraient nos décideurs.

Le bilan noir dressé par le Haut-Commissariat au Plan (HCP) atteste de cette faillite. Au moment où l’on s’attendait à des résultats concrets qui donneraient une lueur d’espoir aux Marocains, les statisticiens d’Ahmed Lahlimi Alami ont soutenu, dans une note d’information relative à la situation du marché du travail au troisième trimestre, que le taux de chômage a connu un rebond inquiétant aussi bien en milieu rural qu’en milieu urbain, passant respectivement de 4,5% à 6,8% et de 12,7% à 16,5%, contre 8,9% il y a moins de dix ans, en 2011.

Sans surprise, ce sont les jeunes qui paient le plus lourd tribut à cette conjoncture sombre, se retrouvant en ligne de front d’un chômage désormais structurel qui affecte 32,3% de leurs effectifs pourtant pleins d’espoirs et d’énergie. Dans ce climat, une bonne partie de la jeunesse marocaine galère pour financer ses études, victime qu’elle est d’un système éducatif en déroute.

La plupart de nos jeunes se résignent alors à quémander de simples stages sans solde, à même de leur permettre d’acquérir le savoir-faire nécessaire pour intégrer un monde professionnel plus que jamais hermétique. Mais si les prétendants se comptent en centaines de milliers, les élus, eux, se comptabilisent en dizaines et en centaines. 

Parmi les multiples travers de l’actuel gouvernement, cet état de fait est sans doute le plus blâmable car il sape ce que le Maroc a de plus précieux : sa jeunesse qui devrait plutôt être le véritable socle de sa relance et le gage d’un meilleur avenir.

Saâd JAFRI

  



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