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Carrière Thomas I : Découverte d’une étude inédite datant d’un million d’années


le Mercredi 10 Juin 2020

Une équipe scientifique maroco-française a découvert une technique inédite qui remonte à un million d’années, sur le site archéologique «Thomas I» à Casablanca.



Carrière Thomas I : Découverte d’une étude inédite datant d’un million d’années
Il s’agit de la découverte de petites pierres de silex ne dépassant pas 6 centimètres de longueur, travaillées grâce à une technique spéciale connue sous le nom de «Percussion bipolaire sur enclume» qui vise à fabriquer de très petits outils allongés, indique lundi un communiqué du ministère de la Culture, de la Jeunesse et des Sports - Département de la Culture.

Une étude de longue haleine
« Cette découverte est issue d’une étude de longue haleine. On ignorait qu’on pouvait faire des outils de cette taille, et aussi fins à cette époque, et c’est ce qui fait l’originalité de la découverte », révèle à « L’Opinion » le directeur de l’Institut National d’Archéologie et du Patrimoine, Abdelouahed Ben Ncer.

Ces outils en silex ont été découverts au niveau archéologique acheuléen (niveau L1) sur le site de «Thomas I» à Casablanca qui date d’au moins un million d’années. « Ce site figure parmi les plus importants de Casablanca, vu qu’il dispose du niveau archéologique le plus ancien à l’échelle nationale », nous révèle M. Ben Ncer.

Par ailleurs, le communiqué précise que des haches bifaces en pierres et d’autres gros outils faits en pierre de quartzite, tels que des haches à trois facettes, des noyaux de forme sphérique et hémisphérique, divers noyaux polyèdres, noyaux à sculpture concentrique et circulaire et plusieurs marteaux ont également été découverts sur ledit site.

L’étude, dont les résultats ont été publiés dans la revue «Scientific reports», fournit des éléments très importants concernant la diversité technique et économique des anciens acheuléens africains, comme elle témoigne également de leur grande aptitude en termes de compétences et de connaissances techniques et de leur capacité à s’adapter aux besoins des groupes humains au cours des dernières phases de l’époque pléistocène inférieure.

Les couches archéologiques connues sous le nom «niveau archéologique L» du site de Thomas I (Thomas I - L1) dans la région de Casablanca, qui connaît des fouilles régulières depuis les années 80, ont permis d’identifier et d’étudier des outils en pierre qui prouvent l’existence d’un peuplement humain durant la civilisation acheuléenne au Maroc. « Le fait d’avoir cette richesse préhistorique est en soi une valeur ajoutée à la capitale économique du Royaume, et contribue au développement des connaissances publiques, une publication pareille contribue dans cette perspective », souligne M. Ben Ncer.

Le ministère de la Culture, de la Jeunesse et des Sports - Département de la Culture, qui supervise les fouilles et les études à divers niveaux archéologiques, a l’intention de mener à bien un projet de réhabilitation pour la préservation du plus ancien site archéologique au Maroc, tout en veillant à assurer les conditions nécessaires à la poursuite de la recherche scientifique, conclut le communiqué.

Une décision qui rejoint la vision de M. Ben Ncer qui soutient l’idée que « les Marocains devraient connaitre ces sites, et prendre conscience de la qualité du patrimoine. Il faudrait y soumettre plus de moyens pour les mettre en valeur».

 

  


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