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Actu Maroc

Abdeljabbar Rachdi : "les discussions pour la formation du gouvernement ont franchi une étape avancée"


Rédigé par Anass Machloukh le Vendredi 1 Octobre 2021

Au moment où peu de temps nous sépare de l'annonce du prochain gouvernement, les discussions entre les trois partis de la majorité ont atteint un stade avancé, a confirmé Abdelajebar Rachdi, membre du Comité exécutif du Parti de l'Istiqlal, selon qui, les membres de la nouvelle coalition partagent les mêmes objectifs. Détails.




Les tractations continuent entre les trois partis de la majorité (RNI, PAM et l'Istiqlal) pour la formation du nouveau gouvernement. Abdeljabbar Rachdi a annoncé, lors de son passage au plateau d'Al Oula, que les discussions sont dans un stade avancé, rappelant que les trois formations veillent à ce que la composition de la nouvelle équipe soit harmonieuse, loin de l'archipélisation qui a caractérisé le gouvernement sortant. "Nous avons vécu l'ambivalence des compétences et les divergences entre les ministres pendant le mandat précédent, pour éviter un scénario pareil,  nous voulons une architecture plus harmonieuse de l'Exécutif ", a expliqué le cadre istiqlalien, annonçant que la représentation féminine sera considérable dans l'équipe d'Aziz Akhannouch.

L'une des priorités maintenant est l'élaboration de la Charte de la majorité, qui constitue le code de conduite des composantes de la majorité. Abdeljabbar Rachdi a expliqué que les trois partis pensent d'ores et déjà à une formule consensuelle. Il s'agit d'un certain nombre de principe de base régissant la coordination entre les trois partis, a t-il expliqué.

Priorités communes, objectifs similaires

La question des programmes et de la convergence des visions s'impose. M. Rachdi a réaffirmé qu'il existe plusieurs points communs entre les trois alliés, en ce qui concerne les objectifs du programme gouvernemental, bien qu'il ait des différences dans la méthode. "Nous avons les mêmes priorités à savoir l'emploi, le soutien de la classe moyenne, la politique économique, la couverture sociale et l'éducation. "Trois priorités doivent présider à l'élaboration du programme du gouvernement à savoir les orientations royales, le nouveau modèle de développement et les engagements électoraux des trois partis ", a résumé M. Rachdi, soulignant la nécessité que les promesses électorales soient tenues, vu que les attentes des citoyens sont immenses.  Concernant les divergences de vues qui peuvent exister, le cadre istiqlalien est on en peut plus clair : il est normal qu'il y'ait des différences d'approche, aussi minimes soient-elles, mais cela se règle par le dialogue dans un esprit de compromis, a-t-il déclaré.

"Les Marocains attendent le changement, le prochain gouvernement n'a d'autre choix que conduire ce changement avec compétence", a repris M. Rachdi, selon qui, la mission du prochain gouvernement ne sera pas aisée, compte tenu des grands défis auxquels fait face le Royaume notamment les défis extérieurs. Abdeljabbar Rachdi a rappelé qu'il faut se mobiliser contre les perturbations de l'Algérie et les menaces du changement de l'ordre régional.

Par ailleurs, le confident de Nizar Baraka a rappelé que la formation de la majorité a démocratiquement respecté le choix des électeurs, et notamment dans les conseils régionaux et communaux, puisque ce sont les candidats des trois partis arrivés au podium des élections, qui ont présidé les assemblées élues et ce, contrairement à ce qui était le cas auparavant, lorsque les alliances ne respectaient pas le choix des citoyens.

Résultats électoraux: le fruit du "new deal" de l'Istiqlal

Après le 8 septembre, le Parti de l'Istiqlal a retrouvé sa position historique au sein de la scène politique, en arrivant à la troisième position aux élections législatives, avec 81 sièges parlementaires. "Ces résultats sont excellents", s'est réjoui M. Rachidi, attribuant ce score honorable à la restructuration du Parti de l'Istiqlal après de 17ème congrès en 2017. Cet effort de restructuration a abouti, selon lui, à revigorer le Parti sur les plans organisationnel et intellectuel. En effet, la formation de la Balance s'est débarrassée des vestiges de l'expérience précédente, tout en renouvelant son idéologie égalitariste avec les défis actuels du pays, comme en témoigne le programme électoral du Parti qui a été le fruit de ce travail.

Selon le cadre de l'Istiqlal, le Parti a pu donc redorer son image et recouvrir son identité, après l'avènement de la nouvelle direction du Parti et ce grâce à son discours modéré et rationnel et à son expérience louable dans les rangs de l'opposition. "Une opposition  constructive basée sur la force de proposition", a poursuivi M. Rachdi, qui a expliqué que les héritiers d'Allal El Fassi ont en fini avec le populisme et le discours démagogique. "Le Parti de l'Istiqlal est un parti historique qui s'adapte à l'évolution du pays par son idéologie, ses cadres, son discours et son organisation", a-t-il insisté.




Encadré

L'arrêt de la Cour européenne sans effet sur la coopération Maroc-UE

En ce qui concerne la dernière décision de la Cour européenne de Justice, l'arrêt n'aura aucune incidence sur la coopération avec l'Union européenne, estime Abdeljabbar Rachdi, qui pense que l'Union européenne demeure tout de même un partenaire stratégique pour le Maroc. S'agissant de la réduction des visas français pour les marocains, l'istiqlalien a regretté la décision du gouvernement français, soulignant qu'il faut l'appréhender dans le contexte politique français actuel, un contexte marqué par l'approche des élections présidentielles, où la question de l'immigration domine le débat public. "La carte des immigrés est une carte gagnante, donc tout le monde et surtout l'extrême-droite s'évertue à s'en prévaloir à des fins politiciennes, a martelé M. Rachdi, ajoutant : "Si le gouvernement français a pris une telle mesure, c'est que le président français Emmanuel Macron veut enlever à ses rivaux le monopole de la question migratoire". Cette décision est préjudiciable aux cadres et aux compétences marocaines à savoir les étudiants, les hommes d'affaires et les entrepreneurs, a-t-il conclu.
 
 
 

  


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