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​Rabat: Que se passe-t-il à la Chambre de Commerce ?


Rédigé par Amine ATER le Mercredi 5 Mai 2021

Bilan financier et budget refusé, rapport de la Cour des Comptes et guerre ouverte entre le président et le reste du bureau, la Chambre de Commerce, d’Industrie et de Service de Rabat connaît une fin de mandat mouvementée. Détails.



​Rabat: Que se passe-t-il à la Chambre de Commerce ?
La Chambre de Commerce, d’Industrie et de Service (CCIS) de Rabat a connu le 29 avril dernier, une assemblée générale houleuse où une fois n’est pas coutume, le rapport financier de l’exercice 2020 et le budget pour l’exercice 2021 ont été refusés par la majorité. « Ce vote est le produit de 6 ans de mandat d’un président qui a toujours travaillé seul, sans aucun respect des modes de managements et des lois et règlements qui régissent la chambre », précise Aziz Hilali, 2ème vice-président de la CCIS. Pour ce dernier, ce vote sanction à l’égard du président de la Chambre, Abdellah Abbad vient après « la gestion calamiteuse voire quasi-inexistante de la pandémie et de ses effets sur le tissu économique local » et un rapport de la Cour des comptes qui cible le président de la CCIS. 

La gestion financière de la Chambre de commerce de la capitale aurait attiré l’attention des juges de la Cour des Comptes qui ont adressé un rapport détaillé au président, auquel il doit toujours présenter ses réponses. « Le président a été épinglé pour des embauches ne respectant pas les procédures, des irrégularités dans la gestion des dépenses et l’absence de transparence dans la planification du budget », confie Hilali. Le président s’est également vu reprocher par le reste du bureau de la CCIS sa gestion de la crise du COVID. 

Une période où le président aurait « déserté » la Chambre, alors qu’une ligne verte et une permanence pour accompagner les membres de la CCIS durant cette période étaient prévues, mais n’ont pas été mises en place faute d’accord du président. « La Chambre a failli à ces engagements envers les commerçants durant cette période, notamment pour ce qui est des négociations avec les autorités locales et le trésor concernant les reports de taxes et de bail », souligne le second vice-président de la CCIS. Une fin de mandat mouvementé pour le président RNIste de la Chambre de Rabat qui vient aggraver la perte d’influence des Chambres de commerces. 

Ces instances ne peuvent être comparées avec leurs homologues européennes où les Chambres de commerces ne se limitent pas à la représentation des acteurs économiques d’une région, mais représentent un outil d’influence et une réelle force économique. A l’image de la Chambre de commerce barcelonaise qui gère le port de la métropole ou encore les Chambres françaises qui gèrent des écoles et centres de formations d’excellence. Les Chambres marocaines souffrent, par ailleurs, de la concurrence de ses homologues étrangères au Maroc, à l’image de la Chambre française de commerce et d’industrie du Maroc qui gère sa propre zone industrielle et qui relève du Quai d’Orsay, ce qui contribue fortement à son attractivité.  

  


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