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Monde

​Le Tchad en deuil: Le Maréchal Idriss Déby Itno s’en est allé


Rédigé par W. S. le Lundi 26 Avril 2021

Depuis l’annonce de la mort du Maréchal d’Idriss Déby Itno, le mardi 20 avril 2021, suivie de ses funérailles, trois jours après, tous les regards sont rivés sur le Tchad. Un pays qui vit un tournant historique depuis son accession à l’indépendance en août 1960, sous l’ère de François Tombalbaye.




Aujourd’hui, peuplé de 16.350.000 (estimation de 2019) et s’étalant sur 1.284.000 km2, le Tchad était devenu au fil des années, sous la présidence d’Idriss Déby Itno, un acteur incontournable de la stabilité de la paix et la sécurité dans la sous-région pour devenir enfin un rempart contre le terrorisme, l’islamisme radical et le jihadisme en Afrique.

C’est pour cela que la disparition du Maréchal n’est pas seulement une affaire tchado-tchadienne, elle est aussi Tchado-Africaine. En témoignent les multiples déclarations de bravoure, de compassion, de reconnaissance et de soutien de l’engagement don a été l’objet l’illustre combattant à la tête de son pays.

Plus de 12 Chefs d’Etat ont pris part aux obsèques. Emmanuel Macron soulignera que les batailles que le défunt a menées ont toujours eu pour finalité la défense de l’intégrité du territoire et des intérêts du Tchad. Même son de cloche au niveau de l’Union Européenne ainsi qu’à l’Union Africaine.

Du côté de l’ONU, le porte-parole du Secrétaire général n’a pas manqué de relever que le Président Déby Itno était un partenaire essentiel pour les Nations Unies et a contribué de manière significative à la stabilité régionale, en particulier dans le cadre des efforts de lutte contre le terrorisme, l'extrémisme violent et le crime organisé au Sahel.

En effet, le Tchad est l’un des plus grands contributeurs de troupes aux opérations de paix de l’ONU.

Grand contributeur de soldats

Près de 1.500 soldats tchadiens servaient comme Casques bleus à la fin du mois de février, la quasi majorité était au sein de la Mission des Nations Unies au Mali (MINUSMA) dont il est le deuxième plus grand fournisseur de troupes. N’Djamena participe également à la Force conjointe du G5 Sahel (Burkina Faso, Mali, Mauritanie Niger et Tchad) dont il assure actuellement la présidence.

Certes, on épiloguera sur sa manière de gouverner, comme le font des esprits à courts-termistes dans pareille situation, mais la vérité est que l’homme est mort au combat fusil à la main défendant l’intégrité de son pays, pour l’instauration d’une paix juste et durable non seulement au Tchad mais sur l’ensemble du continent. Au Maroc, la mort d’Idriss Déby Itno est considérée comme une perte d’un partenaire de référence dans la lutte contre le terrorisme.

Avec le Conseil militaire de Transition (CMT) mis en place pour assurer la période de transition de 18 mois, présidé par le fils du chef de l'Etat défunt, Mahamat Idriss Déby, général quatre étoiles à 37 ans, la relève est assurée. Il n’y aura pas de répit dans la lutte contre le terrorisme afin que la paix s’instaure définitivement dans cette partie de l’Afrique.

Abousamar Mahamat Albadour, président de l’AESTM

​Le Tchad en deuil: Le Maréchal Idriss Déby Itno s’en est allé
Préserver l’unité nationale au nom de la paix
Dans un moment de communion et de recueillement, Abousamar Mahamat Albadour, président de l’Association des Etudiants et Stagiaires tchadiens au Maroc (AESTM), appelle ses compatriotes à l’unité nationale pour la consolidation de la paix dans un Tchad émergent, suite au décès du Maréchal Idriss Déby Itno.

Comment la communauté tchadienne vit la disparition de son Président, le Maréchal Idriss Déby Itno ?

Cette disparition brusque de notre Maréchal du Tchad, Chef de l’Etat, Chef suprême des armées, Idriss Déby Itno, la communauté tchadienne ici au Maroc vit avec une tristesse profonde cette épreuve. Une perte d’un modèle pour elle car nous n’avons connu que lui depuis notre naissance (ma génération). La jeunesse que nous sommes en est reconnaissante et fière. Mais le destin vient d’en décider autrement et chacun est appelé à rejoindre le Seigneur un jour ou l’autre.

Personnellement, en tant que président des étudiants tchadiens au Maroc, que retenez-vous de votre regretté Chef de l'Etat ?

Comme je l’avais souligné, nous, jeunesse, nous n’avons connu que lui. Décrire sa personne, c’est écrire une histoire de trois décennies. Ceci dit, ce fut un homme d’Etat, qui s’est battu pour son pays, s’est soucié du continent africain. Il s’est battu corps et âme pour une Afrique unie, prospère dans la paix, la cohésion sociale. Il a toujours œuvré pour un Tchad uni à jamais et prospère. C’était un homme d’Etat qui inspirait la jeunesse tchadienne sur tous les plans grâce à sa bravoure et son dévouement pour la cause commune.

Quel appel lancez-vous à l'adresse de vos compatriotes en cette période de deuil ?

Vu la formation et l’information que nous avons reçu de sa personne, le défunt« MIDI », comme nous l’appelions affectueusement, je dis tout simplement : chers compatriotes unissons-nous à jamais en ce moment si critique et difficile à faire la diversité ethnique un atout. Un avantage qui propulse notre pays dans un Tchad de dialogue inclusif pour son émergence afin de chérir cet héritage commun que nous avons. Vive la jeunesse tchadienne ! Vive le Tchad ! Repose en paix mon « MIDI ».