L'initiative, portée par la Délégation provinciale de l'Agence nationale de lutte contre l'analphabétisme (ANLCA), dépasse le cadre théorique pour proposer des ateliers pratiques de décryptage de l'environnement bancaire et de gestion budgétaire.
"Notre pari est de passer de la levée de l'isolement cognitif à la construction d'une société consciente de ses intérêts", a indiqué Saïd Qourmane, directeur régional de l'ANLCA. "L'éducation financière est l'outil qui permet au citoyen de comprendre ses droits et devoirs dans l'espace économique", a-t-il souligné.
Les femmes, dont la participation a été remarquée, ont montré "une conscience aiguë de la nécessité de maîtriser les connaissances financières comme levier d'autonomie", ont observé les organisateurs.
Interrogé par le journal L'Opinion, M. Mohamed Akouyess, délégué provincial de l'ANLCA à Khouribga, a détaillé cette nouvelle philosophie d'action. Extraits de l'entretien :
L 'Opinion : En quoi cette formation en éducation financière constitue-t-elle un tournant par rapport aux actions classiques de lutte contre l'analphabétisme ?
Réponse de Mohamed Akouyess : "Nous adoptons une approche qui dépasse le concept traditionnel. Avec le soutien stratégique de notre direction générale, nous visons l'éradication de ce que nous nommons 'l'analphabétisme fonctionnel'. Il ne suffit pas de savoir lire et écrire. Il faut donner à la population les clés pour comprendre et agir dans la sphère économique. C'est la condition sine qua non d'un développement efficace et inclusif."
Q : Concrètement, comment cette formation permet-elle de combattre cet 'analphabétisme fonctionnel' ?
R : "Par une pédagogie de l'appropriation. Il ne s'agit pas d'un cours magistral, mais d'ateliers pratiques pour 'décrypter' l'univers financier et 's'approprier' les mécanismes d'une gestion saine de ses ressources. Donner à nos concitoyens la maîtrise de ces outils, c'est jeter un pont solide entre l'acquisition de savoirs et leur application concrète dans la vie quotidienne. C'est le passage obligé de la consommation passive du savoir à l'action développementale."
Q : Ce programme s'appuie sur un partenariat multiple (Bank Al-Maghrib, autorités, collectivité). Quelle est la valeur ajoutée de ce modèle ?
R : "Cette ingénierie participative est la clé de voûte du projet. Elle associe l'expertise technique de la banque centrale, la légitimité et le soutien des autorités territoriales, et la dynamique de la société civile. Cette convergence d'acteurs, rendue possible par la vision royale plaçant l'humain au cœur du développement, donne toute sa force et sa pertinence à l'action. Elle nous permet d'agir de manière concertée et cohérente pour servir au mieux les populations."
Q : Quel impact global visez-vous à terme pour la province ?
R : "Au-delà de l'autonomie individuelle, nous visons à renforcer la résilience économique et la cohésion sociale de tout le territoire. Une population financièrement inclusive et éclairée est le socle d'un développement local durable. L'éducation financière devient ainsi un vecteur de dignité et un accélérateur de croissance. L'ambition est de faire de Khouribga un modèle en la matière."
L'initiative, qui bénéficie d'un partenariat avec la Banque centrale du Maroc (Bank Al-Maghrib) et du soutien des autorités locales, est présentée comme une étape vers une inclusion financière durable.
•NPM/ Mohamed Akouyess, délégué provincial de l'ANLCA à Khouribga.
"Notre pari est de passer de la levée de l'isolement cognitif à la construction d'une société consciente de ses intérêts", a indiqué Saïd Qourmane, directeur régional de l'ANLCA. "L'éducation financière est l'outil qui permet au citoyen de comprendre ses droits et devoirs dans l'espace économique", a-t-il souligné.
Les femmes, dont la participation a été remarquée, ont montré "une conscience aiguë de la nécessité de maîtriser les connaissances financières comme levier d'autonomie", ont observé les organisateurs.
Interrogé par le journal L'Opinion, M. Mohamed Akouyess, délégué provincial de l'ANLCA à Khouribga, a détaillé cette nouvelle philosophie d'action. Extraits de l'entretien :
L 'Opinion : En quoi cette formation en éducation financière constitue-t-elle un tournant par rapport aux actions classiques de lutte contre l'analphabétisme ?
Réponse de Mohamed Akouyess : "Nous adoptons une approche qui dépasse le concept traditionnel. Avec le soutien stratégique de notre direction générale, nous visons l'éradication de ce que nous nommons 'l'analphabétisme fonctionnel'. Il ne suffit pas de savoir lire et écrire. Il faut donner à la population les clés pour comprendre et agir dans la sphère économique. C'est la condition sine qua non d'un développement efficace et inclusif."
Q : Concrètement, comment cette formation permet-elle de combattre cet 'analphabétisme fonctionnel' ?
R : "Par une pédagogie de l'appropriation. Il ne s'agit pas d'un cours magistral, mais d'ateliers pratiques pour 'décrypter' l'univers financier et 's'approprier' les mécanismes d'une gestion saine de ses ressources. Donner à nos concitoyens la maîtrise de ces outils, c'est jeter un pont solide entre l'acquisition de savoirs et leur application concrète dans la vie quotidienne. C'est le passage obligé de la consommation passive du savoir à l'action développementale."
Q : Ce programme s'appuie sur un partenariat multiple (Bank Al-Maghrib, autorités, collectivité). Quelle est la valeur ajoutée de ce modèle ?
R : "Cette ingénierie participative est la clé de voûte du projet. Elle associe l'expertise technique de la banque centrale, la légitimité et le soutien des autorités territoriales, et la dynamique de la société civile. Cette convergence d'acteurs, rendue possible par la vision royale plaçant l'humain au cœur du développement, donne toute sa force et sa pertinence à l'action. Elle nous permet d'agir de manière concertée et cohérente pour servir au mieux les populations."
Q : Quel impact global visez-vous à terme pour la province ?
R : "Au-delà de l'autonomie individuelle, nous visons à renforcer la résilience économique et la cohésion sociale de tout le territoire. Une population financièrement inclusive et éclairée est le socle d'un développement local durable. L'éducation financière devient ainsi un vecteur de dignité et un accélérateur de croissance. L'ambition est de faire de Khouribga un modèle en la matière."
L'initiative, qui bénéficie d'un partenariat avec la Banque centrale du Maroc (Bank Al-Maghrib) et du soutien des autorités locales, est présentée comme une étape vers une inclusion financière durable.
•NPM/ Mohamed Akouyess, délégué provincial de l'ANLCA à Khouribga.
Propos recueillis par
Mohamed LOKHNATI
Mohamed LOKHNATI






















