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Sport

Vers la disparition de la salle Badr

Infrastructure sportive


Rédigé par Rachid MADANI le Lundi 13 Avril 2020

Arrêter le massacre des salles omnisports à Tanger



Vers la disparition de la salle Badr
La première salle couverte de la ville était bel et bien Badr qui se trouvait près de la Wilaya et de l’avenue Massira. Elle avait connu deux titres de l’IRT : une Coupe du Trône et un titre de championnat. Maintenant, elle n’est plus, à l’heure où les services techniques de la mairie ont décidé de la fermer définitivement par mesure de sécurité, aux jeunes des différentes écoles et aux entrainements des clubs.

Une salle transformée en parking !?

Une triste nouvelle qui pourrait faire couler beaucoup d’encre du fait que son avenir est incertain avec le mot réaménagement écarté dans le registre des architectes. Que pense faire le conseil municipal présidé par le Tangérois Abdellaoui ? Connaitra-t-elle le même sort que le stade historique du Marshane ? Dans les coulisses, on chuchote par-ci par-là, que Badr pourrait être transformé en un projet rentable à la municipalité tel un parking payant avec un sous terrain. Contacté à ce sujet, un respectable élu qui n’a pas voulu révéler son nom, a expliqué que les conseillers étaient endettés et qu’il n’y avait pas d’argent pour reconstruire la salle selon les normes internationales.

Pourquoi historique ?

Il existe certes d’autres salles couvertes omnisports à Ziaten, Mghogha, Mers, Dradeb, mais ce n’est point une excuse pour détruire une belle et historique installation sportive qui est un patrimoine de la ville. Pourquoi historique ? Simplement parce que sa construction était une longue initiative de l’Association Tanger Presse Sportive (ATPS), du comité IRT Tajmouti, feu Bakkioui, Boumahro, Tafersiti et de Bakkali Tahiri, président du comité directeur des sections IRT.
 
Pour sauver l’IRT en division excellence, il fallait trouver une salle couverte pour appliquer les nouvelles normes de la FRMB et de la FIBA. Pour être un terrain découvert sans toit, Hasnona n’était plus homologué pour la pratique du basket à niveau supérieur. Il y avait plusieurs réunions à l’ancienne Chambre commerciale du boulevard Pasteur, séances de travail à long souffle soutenues par le maire de l’époque Derham Dahmane. L’on se souvient que grâce à la mairie, comme avec un « bâton magique », l’IRT avait son petit complexe pour disputer le championnat.

Rachid MADANI