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Monde

Syrie : Moscou accuse les rebelles de planifier une attaque chimique à Idlib


le Mardi 9 Mars 2021

La rébellion d’Idlib serait-elle en train de simuler une attaque chimique à mettre sur le dos de Damas ? En tout cas c’est ce qui ressort des récentes accusations de Moscou.



Syrie : Moscou accuse les rebelles de planifier une attaque chimique à Idlib
Le ministère russe de la Défense a déclaré que des rebelles de la province d’Idlib, au nord-ouest de la Syrie, prévoient de lancer une attaque chimique et de rejeter la faute sur le gouvernement syrien.

Le contre-amiral Alexander Karpov, chef adjoint du Centre du ministère russe de la Défense pour la réconciliation des parties opposées en Syrie, a déclaré lundi que le centre avait reçu des informations selon lesquelles des militants du groupe terroriste Hayat Tahrir al-Sham préparaient une attaque chimique à Kabana, un village à Idlib. « Les terroristes prévoient de mener une attaque chimique organisée dans un camp spécialement construit dans le village de Kabana, dans la province d’Idlib, impliquant les habitants de la province comme victimes et les personnes blessées afin d’accuser les forces gouvernementales syriennes d’utiliser des armes chimiques contre les civils », a déclaré Karpov lors d’un point de presse lundi.

Les gouvernements occidentaux et leurs alliés ont rapidement blâmé Damas après des attaques chimiques présumées en Syrie dans le passé.

L’OIAC appelée à enquêter

La Syrie a toujours nié le déploiement d’armes chimiques. Le gouvernement a remis l’intégralité de son stock de produits chimiques à une mission conjointe dirigée par les États-Unis et l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC) en 2014. La mission s’est par la suite assurée que l’armement était totalement anéanti.

Le représentant permanent de la Russie auprès de l’OIAC, Alexander Shulgin, a exhorté dimanche le gardien mondial des armes chimiques à mener une enquête impartiale sur une attaque chimique présumée dans la ville syrienne de Douma, près de la capitale, Damas, qui a été menée le 7 avril 2018. Washington et ses alliés ont blâmé Damas pour l’attaque de Douma, une allégation catégoriquement rejetée par le gouvernement syrien. Le 14 avril 2018, les États-Unis, la Grande-Bretagne et la France ont mené une série de frappes aériennes contre la Syrie au sujet de l’attaque chimique présumée.

Un ancien enquêteur principal de l’OIAC et d’autres sources bien informées ont suggéré que le rapport de l’organisation sur Douma - qui a été utilisé pour justifier les frappes aériennes sur la Syrie - avait été trafiqué et que les principaux éléments de preuve de l’affaire avaient été occultés et (ou) déformés.

La Syrie est en proie à une rébellion soutenue par l’étranger depuis mars 2011. Le gouvernement syrien affirme que le régime israélien et ses alliés occidentaux et régionaux aident les groupes rebelles et terroristes qui font des ravages dans le pays. Moscou est un allié de Damas.