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Société civile : Appel à la castration chimique pour mettre le holà à la pédophilie


Rédigé par Houda Belabd Vendredi 5 Mai 2023

Après que l'affaire communément désignée sous l'appellation de la fillette de Tiflet a plongé tout un pays, pendant de longues et désastreuses semaines dans le désarroi total, un combat à mains nues s'est engagé. Aujourd'hui, de plus en plus de militants de la société civile appellent le pouvoir judiciaire à sortir de ses gonds en légalisant le recours à la castration chimique pour les pédophiles. Le point.



Photo : droits réservés.
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Si aux dernières nouvelles, au Canada, un expert en psychosexologie soutenait l'hypothèse selon laquelle la castration chimique des pédophiles ouvrirait la voie à d'autres dérives, au Maroc, l'adage proclamé sur tous les toits par la société civile demeure "aux grands maux, les grands remèdes", ou en d'autres termes, aux grands crimes, les grandes sanctions.

La raison en est que, bon an, mal an, les sentences rendues au Maroc dans les affaires de pédophilie ne sont généralement pas à la hauteur de la sévérité de tels actes. Le cas récent de la jeune fillette de 11 ans, victime de viols à répétition aboutissant à une grossesse, devenant ipso facto "l'affaire de Tiflet" n'a pas échappé à la règle. Et pour cause, ses bourreaux n'étant punis que de deux ans de prison, l'affaire a soulevé une vive émotion chez les activistes et les défenseurs de l'enfance. D'aucuns se sont même enhardis à appeler à la pratique tant controversée dans les contrées occidentales, à savoir la castration chimique de ces criminels à part entière.

Sur le devant de la scène associative depuis bien plus de deux décennies, Najia Adib, présidente de l'association "Touche pas à mes enfants", a été l'une des premières femmes marocaines à réclamer le recours à cette pratique car, selon ses convictions, il est tout simplement incongru que les violeurs d'enfants ne soient passibles que d'une ou deux années d'emprisonnement. Elle a ainsi appelé à la mise en œuvre de la peine de "castration chimique" afin de décourager tout violeur éventuel de passer à l'acte. 

Pour sa part, Najat Anwar, présidente de l'association "Touche pas à mon enfant", estime dans un communiqué de presse que la castration est une sanction pour les auteurs de rapts et viols d'enfants commis en cas de multirécidive ou en cas de viols d'enfants commis en série.

Aussi loin que l'opinion publique nationale s'en souvienne, cette militante de première heure plaide, à son tour, pour que les violeurs soient rééduqués en milieu carcéral et contrôlés après leur remise en liberté, afin qu'ils continuent à prendre leurs traitements médicamenteux.

Mais surtout, elle réaffirme après chaque cas de pédophilie que les grands maux appellent les grands remèdes et que face à un plaidoyer aussi décisif que l'honneur de la petite enfance, l'arsenal juridique devrait passer du point mort à la vitesse suprême.



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