Menu
L'Opinion
Lire GRATUITEMENT notre journal en PDF
L'Opinion
Facebook
Twitter
YouTube Channel
Instagram
LinkedIn

Sport

Ski alpin : L’ascension d’Odermatt face au mythe Adelboden


le Jeudi 7 Janvier 2021

Sur une neige molle et une pente piégeuse où la vitesse s’évanouit au moindre écart



Ski alpin : L’ascension d’Odermatt face au mythe Adelboden
Star en devenir du ski alpin, le Suisse Marco Odermatt aborde pour la première fois l’étape mythique d’Adelboden à partir de vendredi avec un statut de favori en géant, voire de trouble-fête au général face au tandem Pinturault-Kilde.

A 23 ans, le skieur élevé sur les hauteurs du lac des QuatreCantons, au coeur de la Suisse, n’est pas seulement le géantiste en forme du début de saison: c’est un phénomène de polyvalence scruté depuis son quintuple titre de champion du monde junior en 2018.

Son premier succès dans un géant de Coupe du monde, le 7 décembre dernier à Santa Caterina (Italie), après avoir remporté en décembre 2019 le super G de Beaver Creek (Etats-Unis), consacre sa progression après une saison 2019/20 perturbée par une opération du genou droit.

Actuel leader de la spécialité avec 50 points d’avance sur Alexis Pinturault, qu’il admirait adolescent, il pointe aussi en troisième place du général derrière le Français et le Norvégien Aleksander Aamodt Kilde, aidé par les points glanés en descente et en super G.

Sa démonstration à Santa Caterina, sur une neige molle et une pente piégeuse où la vitesse s’évanouit au moindre écart, témoigne d’un toucher et d’une science des trajectoires vantés par les observateurs depuis des années.

Mentalement aussi, le skieur de Hergiswil a impressionné: il a conclu sans trembler la seconde manche après avoir remporté la première, sur un tracé nettement dégradé par les passages successifs.

Variée et glacée  
De quoi aiguiser les attentes du public suisse, qui espère un globe de cristal en géant depuis celui de Didier Cuche en 2009, et voit déjà en Odermatt un possible successeur à Carlo Janka, dernier vainqueur helvète du classement général en 2010. Et sur cette voie, la Chuesnisbärgli d’Adelboden, piste célèbre pour ses changements de rythme incessants, ses dévers et son mur final à 60%, fait figure de test majeur.

Le jardin de Marcel Hirscher, où l’ogre autrichien a triomphé cinq fois en slalom et quatre fois en géant, accueillera cette année deux géants, vendredi et samedi, et un slalom dimanche. Les températures négatives et l’absence de neige fraîche promettent un miroir de glace comme les aime Alexis Pinturault, vainqueur en 2017 à Adelboden, et qui a attaqué mercredi à Zagreb un mois de janvier gargantuesque avec sept slaloms, deux géants et un super G.

Le succès du skieur de Courchevel le 20 décembre dans le géant d’Alta Badia (Italie) a rappelé son goût pour les pistes toutes en variations, où son expérience permet de doser patience et agressivité.

Mais pour succéder au Slovène Zan Kranjec, vainqueur l’an dernier de l’unique géant sur la Chuenisbärgli, il faudra aussi compter avec le Croate Filip Zubcic, ultra-régulier en 2020 et actuel troisième de la spécialité.

L’étape de l’Oberland bernois, où Pinturault s’alignera également en slalom dimanche, à la différence de Kilde et Odermatt, s’annonce cruciale dans une course au gros globe encore plus ouverte que l’an dernier.

L’absence de combiné cette saison prive les deux leaders de précieux points, en particulier Pinturault, et les huit slaloms qui restent à disputer d’ici mars devraient favoriser une remontée du Norvégien Henrik Kristoffersen, quatrième à 137 points du Français.

Le programme de l’étape d’Adelboden (en heures GMT): 
Vendredi: slalom géant, 1ère manche à 09h15, 2e manche à 12h15
Samedi: slalom géant, 1ère manche à 09h30, 2e manche à 12h30
Dimanche: slalom, 1ère manche à 09h30, 2e manche à 12h30.